Ligue 1: Ripart, l'homme à tout faire de Nîmes

Panoramic

"Renaud, c'est un garçon intelligent, volontaire et gros bosseur, ça vaut de l'or. Il incarne le Nîmes d'aujourd'hui. Le club devrait lui faire signer un contrat à vie", l'a encensé Blaquart auprès de l'AFP, quinze jours après le but qui a permis à Nîmes d'aller gagner chez son voisin et rival Montpellier (1-0). Aficionado de corridas, capable de prendre la route de Madrid et des arènes de Las Ventas pour la San Isidro, il n'est pas rare pour lui de fêter un but en empruntant une cape dans un coin du stade des Costières et en esquissant une ou deux passes. Une façon de réunir, le temps d'un instant, le football et la tauromachie, les deux passions de la ville où il est né et dont il porte le crocodile sur le cœur. Généreux dans l'effort, altruiste, Ripart peut jouer partout. Buteur, passeur, attaquant axial, milieu de terrain ou défenseur latéral, il ne rechigne jamais. Ce dur au mal voit juste "dans cette polyvalence un atout". Parfois critiqué, aujourd'hui adulé, il est le couteau suisse nîmois.

"Trois poumons"


A 27 ans, il a (presque) tout connu avec son club formateur : les années compliquées, les déceptions, les promotions, le National (2011), la Ligue 2 (2012) et la Ligue 1 (2018).
Au total, neuf saisons, 176 matchs, 30 buts, et une seule parenthèse: un prêt d'un an (2014-2015) au CA Bastia. "Il a grandi avec son club, il s'y sent très bien, mais il pourrait aussi réussir ailleurs", assure Blaquart. Ripart "a un bon jeu de tête, mais il sent surtout les coups, il n'est peut-être pas le plus doué ni le plus technique, mais son physique est impressionnant, il court beaucoup, il a un volume de jeu hors norme", poursuit celui qui fut son coach jusqu'à la saison dernière. Ripart "a trois poumons", résume Blaquart, avant de poursuivre: "il a toujours la soif de gagner, tout entraîneur rêverait de l'entraîner". L'ex-coach des Crocos estime que "sa vraie place est attaquant axial ou sur le côté droit, où il exprime le mieux tout son volume de jeu, mais il a une faculté d'adaptation énorme et comme défenseur latéral sa marge de progression est importante". Il l'avait d'ailleurs fait reculer à l'arrière la saison passée.

"L'ADN de Nîmes"


"Renaud, c'est l'ADN de Nîmes Olympique, l'un des symboles du club", confirme Jérôme Arpinon, ex-adjoint de Blaquart devenu numéro un sur le banc cette saison.  Auteur de 12 réalisations en 62 matches de Ligue 1 (8 en 2018-2019, 4 la saison dernière, tronquée), il a claqué contre Montpellier un but décisif pour un succès historique (onze ans que Nîmes ne l'avait plus emporté face à son voisin), après avoir été passeur contre Lens (1-1).
"Ce succès a été un pur bonheur, un sentiment incroyable", a-t-il lâché, fier de son coup. "A notre retour à la Bastide (le centre d'entraînement de Nîmes), certains supporters pleuraient", raconte-t-il. Parce qu'à Nîmes, on est volontiers excessif, certains supporters sur les réseaux sociaux ont demandé à ce qu'il ait sa statue sur le parvis du stade des Costières. Mais auparavant, il y a "un match particulier" face au Paris SG, selon Arpinon. "Il faut que l'on conserve notre solidité défensive, il faudra être fort dans nos duels", poursuit l'entraîneur. Cela tombe bien, il a Renaud Ripart sous la main.

 

L'essentiel de la conf' de Tuchel avant Nîmes : 


 


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