Ligue 1 : Nantes et Metz se neutralisent

Fábio rangera peut-être ses mains dans son short la prochaine fois : sa main - très sévère - sifflée dans la temps additionnel de la première période a couté la victoire à son FC Nantes, Aaron Leya Iseka ayant répondu sur penalty à Randal Kolo Muani pour un partage des points à la Beaujoire. Un match nul qui permet aux Grenats d’enchaîner un huitième match de rang sans défaite en Ligue 1, alors que les Jaune et Vert restent englué à la limite du dernier tiers du championnat.

Les hommes de Christian Gourcuff, souvent décevants dans le jeu cette saison, ont pourtant livré un premier acte de qualité, avec notamment un Ludovic Blas dans un grand jour, et notamment signé un premier quart d’heure de haute intensité collective, en proposant beaucoup de mouvements et de combinaisons dans le camp adverse. Après quelques situations croquées, la sensation du moment Kolo Muani a planté son deuxième but en Ligue 1 d’une puissante frappe du gauche (29ème) sur un très bon travail de Sébastien Corchia, de retour dans le groupe.
 

Lafont évite le pire

 
Privée de Nicolas Pallois, la défense nantaise s’est finalement relâchée en toute fin de première période et il a fallu un coup du sort pour voir les Messins, jouant crânement leur chance, revenir dans le coup avec un coup de pied de réparation litigieux sifflé par Benoît Millot - sur une reprise de Mamadou Lamine Gueye touchée par la main de Fábio - et transformé par Leya Iseka, fêtant comme il faut sa première titularisation messine.
 
 
Les Lorrains auraient pu repartir de Loire-Atlantique avec les trois points sans un Alban Lafont vigilant comme face à Lorient (59ème et 71ème) mais c’est surtout Nantes qui peut se mordre les doigts de n’avoir pas capitalisé sur sa domination (67% de possession de balle, 17 frappes), alors que Gourcuff n’a réalisé qu’un seul changement avant le temps additionnel. Même en connaissant deux sorties sur blessures précoces (Maïga et Pajot en milieu de première période) et en passant une bonne partie du match à subir, les hommes de Fred Antonetti prouvent semaine après semaine qu’ils ne sont pas là par hasard.