Ligue 1 : Lens, dauphin confirmé

Reuters
Dans le long marathon d'une saison, il faut savoir montrer plusieurs facettes. Surtout lorsqu'on avance à visage découvert. Depuis dimanche dernier et son retentissant succès au Vélodrome, Lens - club promu il y a un an, faut-il le rappeler - est confortablement installé dans le fauteuil de dauphin du PSG. À Marseille, les Sang et Or avaient brillé. Contre Reims ce vendredi soir, ils se sont contenté de gagner. Sans étincelle. C'est le propre d'une équipe de haut de tableau.


Reims voit rouge

Ce match a été plus difficile que le score ne laisse entendre pour l'équipe de Franck Haise. Confrontés à un adversaire venu pour fermer les espaces, les Lensois se sont longtemps heurtés à un mur, peinant à trouver des décalages malgré les déboulés de leurs deux pistons, Clauss et Frankowski. Cela a accouché d'un premier acte verrouillé, sans grand éclat de part et d'autre, exceptées quelques situations intéressantes. Il a fallu attendre la fin de cette première période pour voir la rencontre s'emballer avec un double fait de jeu. Coupable d'un pied haut dans le visage de Danso, Ekitike a provoqué un penalty et laissé ses coéquipiers à dix. Arnaud Kalimuendo ne s'est pas gêné pour le transformer (1-0, 45e+1).


Kalimuendo s'est occupé de tout

Dans cette configuration beaucoup plus confortable, les Sang et Or ont eu le mérite de faire rapidement le break par l'ancien titi Kalimuendo, très inspiré avec un bel enchaînement technique suivi d'un tir victorieux du gauche (2-0, 52e). Dès lors, Lens a géré son avantage comme un gros, au métier - pour ne pas dire au petit trot. Tout juste notera-t-on une frappe sèche de l'excellent Sotoca qui a contraint Rajkovic à sortir le grand jeu (59e). Le score n'a plus évolué au terme d'une dernière demi-heure sans histoire. Lens avance.

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