L1 (J8) : Lyon domine Monaco et continue sa marche en avant

C'était attendu : Lyon passe la seconde. Presque naturellement, le dernier demi-finaliste de la Ligue des Champions retrouve un rang plus conforme à son standing. Il le doit à une simple amorce de série - une deuxième victoire - qui lui permet de pointer le bout de son nez en haut de tableau, au pied du top 5, comme pour rappeler que l'ascenseur est toujours très rapide dans cette Ligue 1 homogène. Ça, c'est la photographie du jour. Mais au-delà de cette lecture purement mathématique, au-delà d'un score fleuve face à l'AS Monaco (4_1) - un autre nom de ce championnat - il faudra noter, encore, tous les paradoxes de cette équipe lyonnaise.

Un OL à deux visages


Le premier paradoxe, c'est que ce Lyon-Monaco pourrait presque se fragmenter en deux. Une première mi-temps impeccable de réalisme, où les hommes de Rudi Garcia ont su exploiter une naïveté défensive rédhibitoire à ce niveau. Comme à Strasbourg, les Lyonnais ont été parfaits dans l'attaque de la profondeur, sous l'impulsion d'un trio mariant vitesse et habileté. Memphis Depay a débloqué la situation d'un tir imparable au terme d'une première attaque rapide (1-0, 12e) - un but que le Néerlandais a dédié à son ami Virgil van Dijk. Karl Toko-Ekambi a ensuite doublé la mise sur un caviar d'un Tino Kadewere très à son avantage (2-0, 34e). Houssem Aouar a ajouté un troisième but en transformant un penalty provoqué par le même Toko-Ekambi (3-0, 41e), le Camerounais y allant de son doublé sur une mésentente terrible de la défense monégasque (4-0, 44e).

Avant et après cela, l'OL a concédé de vrais temps faibles - et c'est bien le second paradoxe : cette différence nette entre la productivité de la ligne d'attaque et l'influence du milieu de terrain, beaucoup plus quelconque. En difficulté sur les phases de possession monégasques, Lyon aurait pu avoir un scénario plus pénible si Monaco avait fructifié ses premières opportunités. Sidibé, très libre sur son côté, a donné des sueurs froides à l'arrière-garde lyonnaise. Dans un bon soir, le champion du monde a distillé les caviars - pour Jovetic d'entrée de jeu (3e), puis Fofana dans la foulée (12e). Lopes a répondu présent. Le portier lyonnais n'a rien pu faire, en revanche, sur le penalty transformé par Ben Yedder après le repos, où la bande à Garcia a reculé dans des proportions étonnantes (4-1, 48e). Il n'empêche que la dernière demi-heure a offert son lot de rebondissements. L'OL a fini par retrouver un second souffle à mesure que les lignes se sont étirées. Dembélé (77e), puis De Sciglio - dont la tentative s'est écrasée sur le poteau (87e) - ont manqué de réussite quand le jeune Melvin Bard, lui, a vu rouge sur un mauvais geste en fin de match. L'affaire était réglée depuis longtemps, de toute façon. Les Lyonnais ont bien eu le dernier mot. Pour cela, le contrat est rempli. Même si le chantier reste vaste.