L1 (J8) : L'heure de Chevalier est arrivée contre Toulouse

Panoramic

Une première à domicile pour celui qui a réalisé une performance solide sur la pelouse de Marseille malgré la défaite (1-2), un rêve d’enfant, surtout.

Natif de Calais, Chevalier avait décliné les avances de Lens à l’adolescence pour rejoindre Lille, son club de cœur. Et rapidement gravi les échelons, faisant ses débuts avec l’équipe réserve à 16 ans.

Très convaincant en National 2, il a ensuite été barré par la présence de Mike Maignan en équipe première. Régulièrement sur le banc comme doublure de l’international tricolore en 2020/21, il a préféré partir en prêt à Valenciennes la saison dernière pour gagner du temps de jeu.

C’est sur la lancée de très bonnes performances en Ligue 2 que le gardien de but de 20 ans est revenu au Losc cet été pour concurrencer le plus expérimenté Léo Jardim, de sept ans son aîné et numéro 1 en début de saison.

"C’est une question d’expérience, Lucas est aussi un bon gardien mais on doit trouver le bon moment", avait avancé Paulo Fonseca, le nouvel entraîneur lillois, avant la première journée de la saison.

Un épisode frustrant pour Chevalier, qui a même demandé à descendre en réserve pour disputer le derby face à Lens fin août, finalement abrégé par les nombreuses erreurs de Jardim. Après 6 matches difficiles, où il n’a arrêté que 31% des tirs cadrés affrontés, le Brésilien a dû laisser sa place au Français. 

"Léo est un grand professionnel, j’ai pris la décision avant le match à Marseille, je lui ai expliqué et il a parfaitement compris la situation", a expliqué Fonseca face à la presse vendredi.

"Il a pris les bonnes décisions"

Malgré le risque d’un changement aussi rapide, aux conséquences difficiles à anticiper si le numéro 2 ne donne pas non plus satisfaction, le coach portugais n’a pas hésité à trancher en faveur du Nordiste.

"Avant le match, beaucoup de gens se demandaient si c’était le bon moment car c’était contre Marseille. Mais moi, j’étais confiant vis-à-vis de lui, de par sa personnalité", a dit l’entraîneur sur le site du club samedi dernier.

Des propos réitérés face aux médias six jours plus tard: "Il jouera demain (samedi) parce qu’il a fait un bon match à Marseille. C’était une rencontre difficile mais il a pris les bonnes décisions, en montrant du courage et de la personnalité".

Des traits qu’il devra conserver dans une ambiance beaucoup plus favorable à la Decathlon Arena-Stade Pierre-Mauroy. 

Adoré par les supporters, qui chantent à sa gloire depuis le début de saison et le soutiennent en nombre sur les réseaux sociaux, il doit aussi incarner le renouveau de la formation locale.

Délaissés pendant la présidence de Gérard Lopez, au point qu’aucun joueur sorti du centre n’avait débuté un match de Ligue 1 avec le Losc depuis Imad Faraj en janvier 2018, les jeunes ont une carte à jouer au sein d’un club en pleine cure d’austérité économique.

International des U16 aux U20, Lucas Chevalier peut aussi rêver d’un avenir en bleu. Appelé en mars mais absent de la dernière liste des espoirs, il sait que de bonnes performances pourraient lui offrir un ticket pour l’Euro de la catégorie en juin prochain.


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