L1 (J37) : Lorient s’arrache face à Metz et s’éloigne de la Ligue 2

Dix-septièmes, sous la menace du barragiste nantais – un point derrière – et du relégable nîmois – à trois longueurs –, les Lorientais pouvaient faire un grand pas vers le maintien lors de leur dernière de la saison au Moustoir. Il fallait pour cela vaincre des Messins accrochés à leur objectif de finir dans la première moitié. Christophe Pélissier et Frédéric Antonetti alignant chacun cinq défenseurs et deux milieux défensifs, il n’y eut aucune prise de risque en début de partie. Peu de rythme, peu d’espaces, peu de joueurs disponibles à la construction, beaucoup de ballons imprécis et de contrôles manqués. Et pour ne rien arranger, la pluie se mit à tomber à grosses gouttes à partir de la 20eme. Dix minutes plus tard, Trevoh Chalobah a lancé Yoane Wissa sur la droite de la surface.

Wissa plus malin que Kouyaté


Percuté par Boubakar Kouyaté sur sa première touche, l’international congolais s’est écroulé, obtenant un penalty logique. Wissa a souhaité finir le travail et la suite lui a donné raison, puisqu’après une série de petits pas pour faire partir Alexandre Oukidja sur la gauche, il a ouvert le pied droit et le score par la même occasion. Lorient prenait la mène et la confiance. Les partenaires du capitaine Fabien Lemoine se sont ensuite rassurés par des passes plus précises sans forcément avancer, tandis que les visiteurs accusaient le coup, manquant de suite dans les idées et peut-être d’ambition, Metz ayant depuis longtemps assuré son maintien et rangé ses ambitions européennes. Un comportement que Frédéric Antonetti n’a pas digéré ! L’entraîneur des Grenats a sorti à la pause Mamadou Fofana, Kevin N’Doram et Ibrahima Niane, espérant que Youssef Maziz, Thierry Ambrose et Papa Yade seraient plus dignes de sa confiance. Ce coup de poing sur la table n’eut que peu d’effet. Si les Mosellans sont revenus sur la pelouse avec la possession, ils n’ont pas été en mesure d’organiser d’attaques placées. Un coup-franc de Pape Sarr dévié par le bas du mur et capté en deux temps par Paul Nardi à la 54eme… et ce fut tout, jusqu’à la quatrième carte abattue par Antonetti, en la personne de Boubacar Traoré.

Traoré a décroché la toile d'araignée... mais ça n'a pas suffi


A la 72eme, le Malien de dix-neuf ans osa une frappe pleine de culot de 25 mètres. Et le ballon replongea dans la lucarne gauche de Nardi, qui s’était étendu de tout son long – en vain ! Un exploit aussitôt suivi d’une faute de concentration, puisque deux minutes plus tard, Armand Laurienté – à peine entré – a résisté à Thomas Delaine pour décaler sur la droite Jérôme Hergault, libre de tout marquage. Au bout de son effort, le latéral s’est appliqué de l'intérieur pour trouver le petit filet opposé ! Les Merlus verrouillaient ensuite en attendant le coup de sifflet final, et trois points qui leur permettent de s’éloigner de Nîmes et de tenir Nantes à distance.

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