L1 (J36) : Large vainqueur de Metz, Nîmes reste en vie

Survivre ou mourir. Après la victoire de Nantes face à Bordeaux (3-0), le Nîmes Olympique était dos le mur et n’avait pas d’autre choix que de s’imposer à Saint-Symphorien. Les Gardois ont rempli leur mission grâce à une efficacité retrouvée en seconde mi-temps et ont même réussi à conserver leur but inviolée.

Première pour Fomba, Fehrat décisif


Comme souvent depuis plusieurs rencontres, les Crocodiles ont longtemps péché dans le dernier geste, multipliant les occasions lors d’un premier acte quasiment à sens unique. Il a manqué simplement quelques centimètres au capitaine Renaud Rippart, sur une frappe du gauche (21eme), puis sur une tête plongeante (34eme), pour trouver la faille. Moussa Koné est, lui, tombé sur un grand Alexandre Oukidja (44eme), sur un centre millésimé de Birger Meling, omniprésent sur son côté gauche. Le buteur sénégalais était, en revanche, impeccable sur son débordement côté droit avant de trouver en retrait Lamine Fomba pour l’ouverture du score (0-1, 61eme). Le premier but en Ligue 1 pour le jeune milieu de terrain nîmois.

Les Gardois vont ensuite profiter des errements défensifs messins pour enfoncer le clou. D’abord sur un penalty de Renaud Rippart pour une faute d’Alexandre Oukidja sur son compatriote Zinedine Fehrat (0-2, 67eme). Puis par ce dernier d’une belle frappe croisée du gauche après un mauvais contrôle au préalable d’Habib Maïga (0-3, 89eme). Défensivement, Nîmes a également été à son avantage avec la charnière expérimentale Ueda-Landre alors que Baptiste Reynet a fait le job sur ses rares interventions. Le gardien nîmois a également été aidé par son poteau sur une frappe de Thierry Ambrose (71eme) ou par la VAR sur le but de Vagner Dias (76eme). Les partenaires de Lucas Deaux ont fait une première partie du chemin pour se sauver. Il en reste deux et non des moindres avec la réception de Lyon, candidat à la Ligue des Champions, puis Rennes, prétendant à la Ligue Europa Conference.

Maïga pas dans son assiette


Bien calé dans le ventre mou de la Ligue 1, le FC Metz n’a plus rien à craindre ni à espérer dans ce championnat depuis un moment et ça s’est vu. Malgré le retour de suspension de Kiki Kouyaté, Frédéric Antonetti avait décidé de reconduire une défense à quatre, comme une semaine auparavant à Dijon (1-5). Le Malien était sur le banc au coup d’envoi. Les Grenats ont souffert face à la détermination nîmoise, se contentant de procéder par des contres. Ils ont frisé la correctionnelle en première mi-temps avant d’afficher un bien meilleur visage au retour des vestiaires. Ils ont été punis au moment même où ils étaient les plus saignants. Matthieu Udol se fait manger par Moussa Koné sur le premier but. La défense dans son intégralité est apathique sur le second avant la faute d’Alexandre Oukidja sur Zinedine Fehrat. Et sur le dernier, Habib Maîga comme une grossière erreur individuelle. Le milieu de terrain messin n’a pas été à son avantage sur cette rencontre, manquant aussi une énorme occasion de la tête sur un centre de la droite de Fabien Centonze (14eme).

Les coéquipiers de Dylan Bronn ne peuvent nourrir que peu de regrets malgré le but logiquement refusé à Vagner Dias ou ce penalty non-sifflé pour une faute pas totalement évidente de Meling sur Ibrahima Niane (42eme). Pour atteindre l’objectif des 50 points, ils devront montrer autre chose lors du prochain déplacement à Lorient, puis la réception de l’OM. Deux équipes qui jouent gros sur cette fin de saison

 


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