L1 (J11) : Les Verts arrachent le nul contre Angers dans un contexte désastreux

Au bord du précipice, les Verts s'accrochent aux dernières branches. Cette place forte du foot français s'est inexorablement enfoncée dans la crise au gré de ses sorties, toutes plus décevantes les unes que les autres, si l'on excepte la parenthèse d'un derby sans lendemain. Giflé par Strasbourg il y a une semaine, Saint-Etienne aurait pu prendre une autre claque, moins sèche mais toute aussi douloureuse, face à Angers, ce vendredi. Au lieu de cela, la bande à Puel a trouvé des ressources insoupçonnées pour sauver ce qu'il y avait à sauver : un tout petit point. Il ne la propulsera pas bien loin, mais en l'état actuel des choses, il doit être la marque d'une nouvelle série. C'est déjà ça.

Le coup d'envoi retardé d'une heure


Tout avait si mal commencé, pourtant. Avant même que le jeu ne commence, d'ailleurs. L'odeur du chaos s'était accentuée dès le début de soirée. Fumigènes sur la pelouse, grève de supporters et filets des buts troués : une partie du public stéphanois a fait passer des messages à sa manière, ternissant un peu plus l'atmosphère de ce Chaudron en pleine éruption. Résultat des courses, le coup d'envoi du match a été retardé d'une heure, et la soirée aurait certainement été abrégée si de nouveaux incidents étaient survenus. Après ce foutoir, il y a du sport. Le rectangle vert a repris ses droits, même si la qualité technique de ce match n'a pas été de nature à contrebalancer le triste spectacle de l'entracte.

Saint-Etienne sauve les meubles


C'est une partie que l'on pourrait fragmenter en deux temps bien distincts. Une première séquence où le SCO a fait sa loi avec ses ingrédients - organisation défensive solide et réalisme offensif. Avant le repos, Traoré a débloqué la situation sur un coup-franc excentré bien botté par Boufal (0-1, 28e), puis Fulgini, déjà buteur au Parc il y a une semaine, a fait le break au retour des vestiaires sur un contre express bien mené (0-2, 56e). À cet instant de la soirée, les Verts avaient presque les deux genoux à terre. Mais la seconde partie du match a été celle de la révolte. Un scénario vieux comme le foot, finalement.

Portés par l'énergie du désespoir, ils ont rapidement inscrit le but qu'il fallait au bon moment sur un splendide coup-franc de Khazri (1-2, 63e). S'en est suivi une pression intense, mais assez désordonnée, jusqu'à de coup de dés au bout de la nuit. Mickael Nadé, opportuniste sur un corner, a offert un point aux siens d'une tête bien sentie (2-2, 90e+4). Ultime sursaut de cette soirée rocambolesque. L'AS Saint-Etienne, toujours lanterne rouge, devra s'en servir cette fois-ci.

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