Bordeaux : Mais qui est Vladimir Petkovic ?

FEP / Panoramic

Vladimir Petkovic est arrivé le 28 juillet dernier à Bordeaux. Pour le présenter au grand public, les Girondins n’ont pas eu à remonter bien loin, puisqu’ils ont choisi de s’appuyer sur le dernier fait d’armes du technicien, l’élimination de la France, championne du monde en titre, par son équipe, la Suisse, en huitièmes de finale de l’Euro. Pas besoin d’aller chercher plus loin, le bonhomme est alors identifié, et sa réputation à la tête de la sélection helvétique est plutôt flatteuse. « En sept ans à la tête de la Nati, je n'ai jamais entendu un joueur se plaindre de lui. Il a la réputation de toujours avoir la porte ouverte et va être capable d'écouter, prendre en compte l'avis des joueurs, explique Lionel Pittet, journaliste au Temps, à France Bleu. Il prône un style de jeu qui se veut attrayant, un football porté vers l'avant. Avec lui, ça devrait jouer vers l’avant. » 

Pas d'étincelles dans le championnat suisse

Une réputation à court terme plutôt flatteuse, mais qu’en est-il des expériences de club vécues par cet ancien milieu de terrain de niveau modeste ? Force est de constater qu’elles sont plutôt contrastées, avec un début de carrière dans des clubs de niveau inférieur, en Suisse, avant de le voir emmener Bellinzone jusqu’en finale de la Coupe de Suisse, ainsi qu’en première division suisse. Il est alors recruté par les Young Boys de Berne, où il a le temps de mettre en place sa philosophie, sans réussir à aller décrocher le titre. « À l'époque, déjà, il était passionné du 3-4-3 ou du 3-5-2. Il est très attiré, aussi, par l'école italienne. C'est un passionné de la possession, avec une organisation très structurée. Il aime avoir le ballon dans les pieds, donc on ne joue que rarement long. S'il veut une défense solide, on a beaucoup de liberté sur le plan offensif » , se souvient pour L’Equipe Loris Benito, qui évoluait alors à Berne et joue désormais à… Bordeaux. 

Une Coupe d'Italie avec la Lazio

Licencié après trois saisons, le natif de Sarajevo rebondit en Turquie, à Samsunspor, où il est rapidement remercié après seulement 4 victoires en 22 matches. Après un bref passage à Sion, le coach est débauché par la Lazio Rome, avec qui il remporte la Coupe d’Italie lors de sa première saison. En Italie, ses joueurs découvrent un coach porté sur l’humain, lui qui au début des années 2000, travaillait comme travailleur social pour la Fondation Caritas. « J'ai le souvenir d'une super personne sur le plan humain. Il est très proche de ses joueurs et il sait s'appuyer sur les plus expérimentées. C'est quelqu'un qui sait bien faire vivre son groupe mais, attention, il est intransigeant sur le respect des règles », glisse Lorik Cana, toujours dans L’Equipe. Mais l’épisode romain se termine à la moitié de la deuxième saison, alors que le club n’est plus vraiment satisfait de son coach, qui a déjà lui quelques contactes avec la « Nati ». Sept ans plus tard, le voilà de nouveau à la tête d’un club…


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