Ben Arfa, plus dure est la (re)chute

Panoramic

Partout où il passe, Hatem Ben Arfa laisse rarement indifférent. Il n'y avait pas de raison que ça change à Bordeaux, et après une première partie de saison où l'ancien Lyonnais, Marseillais ou Parisien a encore déclenché une vague d'enthousiasme autour des Girondins, les derniers jours ont été nettement plus tumultueux. Laurent Koscielny a reconnu sur Canal+ une brouille avec celui qu'il avait déjà côtoyé en équipe de France (avec Laurent Blanc en 2012, puis Didier Deschamps en 2016) : "On s'est engueulés, je suis là pour aider l’équipe et le collectif à aller le plus haut possible. C’est aussi le rôle d’un capitaine de remobiliser tout le monde. C’est réglé, il faut savoir tourner la page, passer à autre chose et aller dans le même sens pour aider l’équipe."



En dénonçant auparavant le comportement démotivé des joueurs en fin de contrat, Koscielny ciblait au moins Ben Arfa... Avant la nouvelle défaite des Girondins face à Metz, samedi (1-2), Jean-Louis Gasset donnait déjà le ton, un peu plus en mansuétude : "Depuis sa blessure, il n'est pas revenu à son niveau du mois de novembre, où il avait été excellent. Il marquait, il faisait des passes décisives. Il a du mal à revenir physiquement, et on sait que lorsqu'il ne fait pas la différence, ce genre de joueur est un peu plus critiqué. C'est logique."

Le coach bordelais disait qu'il était "possible" qu'il se passe de lui, et ça n'a pas traîné : Ben Arfa était effectivement remplaçant contre Metz. Pour ne rien arranger, il est entré à 1-1 pour le dernier quart d'heure, achevé sur le but vainqueur des Lorrains dans le temps additionnel... C'était la première fois de la saison que Gasset laissait Ben Arfa sur le banc, ses seules absences remontant donc aux trois matchs ratés du mois de janvier à cause de sa blessure musculaire. Une période pas du tout préjudiciable aux Girondins, qui avaient pris sept points sur neuf. Loin de l'unique petit point sur 18 possibles depuis six matchs. Avec Ben Arfa, donc.

 


 


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