Strasbourg s'impose à Monaco avec la manière / Ligue 1 (J21)

L’époustouflant 3-3 au Parc des Princes n’aura-t-il été qu’un feu de paille ? S’est-on enflammé trop vite au sujet de Robert Moreno ? Ces deux questions méritent d’être posées après la prestation inquiétante des Monégasques face à un adversaire de calibre inférieur à celui du PSG, venu à Louis-II dix jours après la lourde défaite concédée par l'ASM face au leader (1-4). Certes, on peut concéder au tacticien espagnol qu’il était privé de Keita Baldé (suspendu), d’Islam Slimani (blessé) et de Jean-Kevin Augustin (en instance de transfert). Mais l’arbre ne peut cacher la forêt, tant ses hommes ont souffert dans les duels et semblé perdus collectivement.

Un début de match en trompe-l’œil pour Monaco


Le premier quart d’heure, marqué par les prises d’initiatives de Gelson Martins, n’aura été qu’un trompe-l’œil. En effet, si l’hésitation coupable de Mitrovic à la 8eme profitait au Portugais, qui lançait Benjamin Henrichs, et que la volée en angle fermée du latéral léchait le montant opposé d’un Sels impuissant, ce fut tout jusqu’à la 73eme et un tacle d’Adrien Silva dans les pieds du portier belge, un peu lent à la relance. Ce n’est qu’à la 80eme que Tiémoué Bakayoko cadra pour la première fois de la tête, obligeant Sels à repousser le ballon sur Glik, qui voyait sa frappe de mule ricocher sur la barre. Sacré meilleur joueur du mois de décembre, Wissam Ben Yedder aura dû attendre la 86eme pour se mettre en évidence, interceptant un dégagement raté de Djiku pour servir Jovetic, qui sauvait l’honneur d’une frappe précise. Une copie bien trop médiocre pour prétendre revenir sur le podium.

Le Racing se donne le droit d'être ambitieux


Plus mesuré que son homologue, Thierry Laurey a déclaré, avant la rencontre : « Les matchs vont s’enchaîner ces prochaines semaines. A nous de faire au mieux pour, au sortir de cette période, avoir des objectifs encore intéressants en championnat et en Coupe de France ». Si sa formation n’avait pas les faveurs des pronostics, elle a su faire le gros dos en début de premier acte, le temps de mettre son jeu en place et de cibler les manquements adverses. A la 23eme, une volée de Thomasson forçait Lecomte à une première parade décisive. Et si Koné, impeccable jusque-là en charnière, se claquait dès la 31eme, le coach alsacien devinait la porosité du Rocher et lançait Bellegarde à la place de son défenseur. Pari gagnant, puisque quelques minutes plus tard, Zohi déposait Maripan sur la droite avant de servir Ajorque sur un plateau d’argent. A bout portant, le buteur strasbourgeois ne se faisait pas prier pour ouvrir la marque.

Et comme leurs hôtes poussaient maladroitement à la reprise, les protégés de Thierry Laurey jouaient les contres à fond. Maripan – encore lui – ne prenait que du vent sur le contrôle en pleine course de Thomasson, qui inscrivait le but du break sur sa seconde touche. Décidément supérieurs dans les intentions et l’impact, les visiteurs torpillaient le club de la Principauté à la 74eme par leur capitaine Mitrovic, tout seul à sauter au point de penalty pour catapulter sa tête en lucarne, suite à un corner de l’inévitable Thomasson. En championnat, le Racing a pour objectif de faire mieux que la saison passée (achevée à la 11eme place). Cette victoire convaincante permet aux Alsaciens de monter au 7eme rang.