Saint-Etienne transfiguré

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Qui aurait pensé, le 4 octobre dernier, lorsque Claude Puel a été intronisé sur le banc de touche en remplacement de Ghislain Printant, que l'AS Saint-Etienne allait se poser, un peu plus d'un mois plus tard, comme un candidat virtuel à une qualification en Ligue des champions. Pourtant ce dimanche, après son nouveau coup de force réussi à Nantes (2-3) lors de la 13e journée de Ligue 1, la formation forézienne pointe provisoirement sur la troisième marche du podium, juste un point derrière le SCO d'Angers (2e). Et qu'importe si l'OM devait les doubler en soirée en cas de succès face à l'OL, les Verts savourent leur renouveau.

Les destins croisés de l'ASSE et du FCN sont désormais évidents, matérialisés au classement. La troupe de Christian Gourcuff, un temps dans la roue de l'intouchable leader parisien, reste désormais sur quatre revers consécutifs et recule au 8e rang, à deux longueurs seulement toutefois de ses bourreaux du jour. Mathieu Debuchy et les siens, invaincus toutes compétitions confondues depuis la fin septembre, signent une deuxième victoire de rang en championnat après avoir su prendre le dessus sur l'AS Monaco (1-0) le 3 novembre dernier. Celle-ci, il a fallu aller la chercher car la Maison jaune semblait bien décidée à mettre fin à sa triste série. Lorsque Ludovic Blas, au départ de l'action, vient conclure du droit le bon relais de Cristian Benavente (1-0, 14e), La Beaujoire s'enflamme.

Mais une première fois, les Verts prouvent à leurs hôtes qu'ils sont capables de réagir, et c'est le latéral gauche Miguel Trauco qui égalise (2-2). Imran Louza a beau redonner l'avantage aux Nantais (2-1, 26e), suite à un ballon mal négocié par Timothée Kolodziejczak, l'ASSE répond encore, par le biais d'un Denis Bouanga en pleine bourre actuellement (2-2, 34e). Claude Puel a beau être privé de Yann M'Vila, Jean-Eudes Aholou, Kévin Monnet-Paquet, Yohan Cabaye, Williams Saliba ou Charles Abi, tous blessés, le groupe ne semble pas amoindri. Et pour son 303e match sous les couleurs stéphanoises, soit autant que la légende Ivan Curkovic, Stéphane Ruffier répond aussi présent sur sa ligne. S'il est battu, c'est sa barre transversale qui le sauve (65e)... Juste avant le doublé d'un Denis Bouanga qui trompe Alban Lafont avec le concours malheureux d'Andrei Girotto (2-3, 67e). Le peuple vert et son équipe pourront désormais profiter de la trêve internationale pour continuer de regarder vers le haut et préparer la venue de Montpellier à Geoffroy-Guichard.