PSG : Cavani, retour en grâce ?

AI / Reuters / Panoramic

14, 19, 18, 18 : Ce ne sont pas des numéros de loto mais le nombre de minutes (69) passées par Edinson Cavani sur les terrains lors de ces quatre dernières apparitions. Contre Toulouse, Marseille, Dijon et Bruges, El Matador est systématiquement entré en cours de partie, sans jamais trouver le chemin du but. Dans l’ombre de Mauro Icardi et de la réussite affolante de l’Argentin (8 buts toutes compétitions confondues), le meilleur buteur de l’histoire du PSG est abonné au banc de touche cette saison et ronge désormais son frein, dans l’attente de retrouver le onze de départ. Coup de pouce du destin, Icardi souffre d’une contusion à la jambe gauche suite à un choc reçu contre Bruges mercredi. Une légère blessure qui devrait permettre à l’idole du Parc des Princes et du CUP (Collectif Ultras Paris) de retrouver une place de titulaire en Bretagne.

Et si la saison d’Edinson Cavani débutait réellement ce samedi au stade Francis-Le Blé ? Les mauvaises langues diront qu’ils seraient peut-être temps en effet que l’Uruguayen rentre de plein pied dans cet exercice 2019/20. Avec seulement deux buts en matchs officiels sur ce début de campagne, Cavani, en fin de contrat en juin prochain, est à des années lumières de ses standards en carrière. Le déplacement à Brest a ainsi beaucoup à lui offrir : « Cavani est habitué à jouer beaucoup. C'est une situation différente pour lui. Il jouera demain pour retrouver le rythme de la compétition. »

Un supersub de luxe

Sans trop en dévoiler, Thomas Tuchel a donné une indication forte en conférence de presse sur sa volonté de donner du temps de jeu à son numéro 9. Comme une répercussion aux déclarations de Leonardo cette semaine qui rappelait que la vive concurrence dans l'effectif était voulue : « La concurrence on l'a créée exprès, assurait le directeur sportif brésilien. Aujourd'hui c'est comme ça, dans un mois ce sera peut-être autre chose. C'est comme ça dans un club comme le PSG : il y a beaucoup de joueurs qui ont envie de jouer et mettre un mal de tête à l'entraîneur. J'espère vraiment que la concurrence sera toujours très allumée entre eux. »

Car Paris aura besoin de l’Uruguayen au fur et à mesure des échéances à venir. Pour jouer sur tous les tableaux et s’offrir les meilleures chances de succès sur la scène européenne, le PSG se doit de posséder des remplaçants investis et déterminés. Un rôle que peut totalement assumer l’ex-buteur de Naples. Et peut-même un peu plus...

A 32 ans et fort de sa longue expérience, Cavani sait évidemment que la saison sera longue et qu’au rythme des méformes et des blessures de ses partenaires d’attaque, les positions ne resteront pas figées jusqu’en mai. A Brest, El Matador a une occasion en or de revenir sur le devant de la scène et de se rappeler aux bons souvenirs de son entraîneur. Et comme tout attaquant de sa trempe, les occasions, Cavani sait les mettre au fond.