L'OM n'a "pas d'excuse"

Reuters

Le petit vent d'euphorie qui soufflait à Marseille, après une série de trois victoires et un succès assez fou à Monaco (3-4) mi-septembre, a quelque peu disparu. Après une série de trois matches nuls consécutifs, les Phocéens ont été battus à Amiens (3-1), vendredi soir, en ouverture de la 9e journée de Ligue 1. Avant cette rencontre, les joueurs d'André Villas-Boas étaient à cinq points du leader parisien, et à cinq points du 19e, Saint-Etienne. Ils savent maintenant de quel côté ils doivent regarder pendant la suite du week-end.

Bien sûr, l'OM, avec un effectif limité, ne dispose pas d'une importante marge de manœuvre quand il faut composer avec l'absence de cinq titulaires, soit la moitié de son équipe (Kamara, Gonzalez, Strootman, Payet, Thauvin). Mais "c'est notre faute si on est sans tous ces joueurs", a rappelé Villas-Boas, en référence aux trois joueurs suspendus. Cela n'a sans doute pas échappé au technicien portugais que la série de matches sans victoire de l'OM avait débuté par ce nul contre Montpellier (1-1), terminé à 9 contre 10.

Pour autant, les absences ne peuvent pas tout expliquer, comme l'a reconnu Valentin Rongier auprès du Phocéen. "On est l'Olympique de Marseille, on a des joueurs de qualité qui les remplacent, ce n'est pas normal non plus (de perdre) même s'ils ne sont pas là. Et ce n'est pas une excuse", a déploré l'ancien Nantais, qui enchaînait une deuxième titularisation consécutive sous ses nouvelles couleurs, dans un milieu à deux avec Maxime Lopez qui est apparu un peu léger.

Villas-Boas : "On a raté des opportunités"


Si l'OM peut s'estimer lésé par l'arbitrage (un penalty aurait pu être sifflé pour une faute sur Germain, similaire à celle sanctionnée sur Guirassy), "on ne peut pas non plus se cacher derrière ça", estime le capitaine Steve Mandanda. "Il y a plusieurs choses qu'on n'a pas maîtrisées et on perd. On l'avait dit que ce serait une saison vraiment difficile, a confié le gardien international. En plus on a beaucoup d'absents et ça se voit. Mais on ne peut pas se cacher derrière ça. A part travailler, travailler, travailler... il n'y a que ça qu'il nous reste à faire. Dans le vestiaire, il y a de la déception. Et il y a une remise en question à avoir sur pas mal de choses. Parce que quand on n'est pas capables de gagner ces matchs-là, c'est qu'on ne fait pas tout bien."

Mandanda : "Il faut une remise en question"