Du baume au cœur pour les Nantais

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Parmi les choses qui reliaient Nantes et Caen avant la rencontre, il y avait bien sûr le souvenir d'Emiliano Sala, qui a porté les couleurs des deux clubs, et à qui le public de Michel-d'Ornano a rendu hommage. Mais il y avait aussi, de façon plus prosaïque, cette série de cinq matches sans victoire pour les deux équipes, qui n'ont pris qu'un seul petit point sur 15 possibles. On a pu comprendre pourquoi dans une rencontre d'un faible niveau technique, que les Nantais ont fini par remporter tant bien que mal (0-1).

Un succès assez logique dans la mesure où les Canaris, disposés en 3-5-2 avec la recrue Valentin Eysseric à la baguette, avaient affiché une certaine supériorité dans la première période, jusqu'à l'exclusion d'Andrei Girotto, qui a écopé de deux cartons jaunes pour des fautes maladroites (26e, 34e). On pouvait craindre que ça tourne mal pour les Jaune et Vert, qui restaient sur une deuxième période désastreuse face à Nîmes (2-4, dimanche après-midi). Mais Caen n'a pas su profiter de sa supériorité numérique, les Normands se montrant uniquement dangereux par des frappes lointaines, comme sur cette volée de Diomandé (47e). Et alors que Vahid Halilhodzic avait choisi de laisser ses deux attaquants sur le terrain, c'est Majeed Waris qui a fait la différence, en obtenant un penalty transformé par Valentin Rongier (0-1, 80e).

"Il fallait absolument ne pas perdre, a résumé le capitaine nantais sur beIN SPORTS. On a réussi à gagner à 10 contre 11, on a été très courageux ce soir, très solidaires jusqu'au bout." Nantes, désormais 14e avant d'aller à Monaco samedi, se donne un peu d'air sur la zone rouge où reste englué Caen, qui n'a pas gagné le moindre match en championnat en 2019. Le week-end dernier, après la défaite à Amiens (0-1), les supporters avaient fait part de leur colère aux joueurs. Cette fois, c'est le départ des dirigeants qui a été réclamé par le Normandy Kop.