Coupe de France : Service minimum pour Paris face à Lorient

Avant les premiers cols, tous les feux étaient au vert pour le Paris Saint-Germain. Dans le tourbillon d’un mois de janvier où s’entremêlent matches de Coupes et tests sérieux en Ligue 1, Paris enchaînait ce dimanche à Lorient, en 16e de finale de la Coupe de France. Thomas Tuchel, qui devait pourtant se priver d’une pléiade d’éléments (Cavani, Verratti, Marquinhos, Bernat, Meunier, Kehrer, Kouassi ou encore Aouchiche), n’a pas dérogé à son 11 de départ très offensif - sans Neymar et Mbappé au départ.

Lorient a mis les ingrédients pour créer l'exploit


On l’a vite compris, ce déplacement dans le Morbihan n’avait rien d’une partie de plaisir. Lorient, pensionnaire et surtout leader de Ligue 2, a tout fait pour dessiner les contours de l’exploit. Cela signifiait retarder l’échéance, déjà. Une performance comme ça se construit. Entre agressivité individuelle, intelligence collective, capacité de projection et une certaine faculté à imprimer un faux rythme, les Merlus ont mis les ingrédients nécessaire pour contrarier les Parisiens. Cela a engendré un premier acte assez fermé, où Paris a tenu le ballon sans forcément bien l’utiliser. Plus que des occasions franches, les hommes de Tuchel se sont procurés quelques timides situations. Paul Nardi a d’ailleurs dû attendre le quart d’heure de jeu pour s’employer vraiment, sur une frappe vicieuse de Dagba (17e). Avant et après, Paris a tâtonné.

Les hommes de Christophe Pelissier se sont même offert le luxe de se procurer une opportunité digne de ce nom - la seule de cette première période. Et elle a bien résumé leur circuit préférentiel : sur une attaque rapide côté droit, Cabot, très remuant, a délivré un centre au cordeau pour la tête de Wissa, dont la reprise a rasé le poteau de Rico (36e). Une petite alerte pour ce PSG en panne d’idées. Même Angel Di Maria, dont le pied gauche est une main, n’a pas eu sa précision habituelle sur un coup-franc aux vingt mètres avant la pause (45e). Rien de plus à se mettre sous la dent dans cette première mi-temps aux allures de match piège.

 

Sarabia libère le PSG quand Neymar et Mbappé s'apprêtaient à entrer...


Tout ce beau monde n’a pas changé grand chose au retour des vestiaires. Paris a continué à ronronner. Lorient n’a cessé d’appliquer son plan. Les hommes de Thomas Tuchel ont alors un vécu un début de seconde période assez pénible. Et il a fallu une action chaude d’Angel Di Maria pour que l’enthousiasme des Merlus s’estompe - la frappe sèche de l’Argentin étant détournée d’une main jugée non volontaire (60e). L’affaire s’est encore précisée dans la foulée, quand Icardi, toujours aussi discret, est sorti de sa tanière mais Nardi s’est interposé sur la tête à bout portant du buteur tatoué (68e). Il fallait un déclic. On a longtemps cru qu’il viendrait de l’un des deux extraterrestres - Neymar et Kylian Mbappé s’échauffant après avoir rongé leur frein dans le froid - mais c’est finalement Pablo Sarabia qui a joué les sauveurs. Après avoir inquiété Nardi sur une frappe à mi-distance (77e), l’Espagnol a assommé les Merlus d’une tête parfaite sur un centre de Thiago Silva (0-1, 80e).

La rencontre était pliée. Ces Merlus ont fait le match qu’il fallait, face à une équipe qui tourne à plus de 4 buts par match depuis plus de 10 rencontres - ce qui situe leur performance. Alors bien-sûr, rien n’a été simple pour les Parisiens. Mais dans le contexte actuel, c’est certainement la meilleure des choses pour ce PSG-là. Place à la suite.