Valence, la saison de tous les dangers

Malgré un large succès sur le Real Madrid avant la trêve internationale (4-1), Valence est loin d'être sorti d'affaire. Ce succès acquis face au champion en titre, le premier depuis la fin septembre, a tout juste permis aux Ches de prendre de l'avance sur la zone rouge et de retrouver un peu de confiance. Des signaux encourageants avant une fin d'année 2020 qui s'annonce infernale. Avec sept matchs à jouer dont les chocs face à Barcelone, Séville et l'Atlético Madrid, le jeune effectif valencien va devoir s'employer. D'ici à nouvel an, le groupe qui a perdu Geoffrey Kondogbia il y a quelques jours va jouer gros. Ce transfert a d'ailleurs symbolisé les difficultés extra-sportives de l'actuel dixième de Liga.

A Valence, un seul objectif : vendre


Entre conflits internes et problèmes financiers, la période actuelle est difficile pour les hommes de Javi Gracia. La direction prise par le huitième de finaliste de la dernière Ligue des Champions n'est pas claire. Le seul objectif annoncé a déjà été rempli : vendre pour 100 millions d'euros. Pour y arriver, le groupe qui a remporté la Coupe du Roi en 2019 a été démantelé. Après quatre saisons au club, Ezequiel Garay n'a pas été prolongé et le duo Dani Parejo-Francis Coquelin a été presque donné à Villarreal. Aujourd'hui, un cadre comme Gabriel Paulista est toujours en conflit avec sa direction à cause d'un accord difficile à trouver pour une prolongation de contrat. Derrière tous ces problèmes et cette quête d'économies, le coupable a déjà été identifié : Anil Murthy. Le président de Valence est vivement critiqué. « Après avoir détruit un projet ambitieux, tu t'es aussi permis de tromper ton entraîneur et maintenant moi », disait notamment Geoffrey Kondogbia à son sujet au moment de son départ.

Quand le président annonce avoir choisi les joueurs...


La révolution entamée par Anil Murthy a empêché son équipe de terminer dans le top 5 de la Liga pour une troisième saison consécutive. A tous les étages, le président singapourien a fait le ménage, quitte à provoquer de l'instabilité. En plus des licenciements de certains membres historiques du club, aucun joueur n'a été recruté durant l'été pour compenser les nombreux départs. Seuls des éléments du centre de formation ont été promus. Une politique dont s'est félicitée le dirigeant malgré des résultats discutables. Il a même annoncé à la presse qu'il avait lui-même désigné les heureux élus. Ce samedi, c'est pour cette raison que Javi Gracia a encore du parler de son président lors de la conférence de presse d'avant-match. C'est aussi à cause de lui que Valence est en danger. Le succès acquis contre le Real Madrid et les promesses de la jeunesse ne doivent pas se transformer en illusions. Malgré la politique d'austérité actuelle, les conséquences économiques d'une relégation seraient bien plus grandes que celles de la non-qualification européenne qui justifie actuellement tous les choix d'Anil Murthy. A Mestalla, le mal est profond et la période qui arrive décisive. Ce dimanche avec un match contre Alavès, les Ches doivent prouver que le succès acquis contre le Real Madrid n'est pas sans lendemain mais aussi que l'avenir de ce club historique n'est pas menacé.