Real Madrid - Zidane joue très gros dans un étrange Clasico

Panoramic

"Quand on fait un mauvais match, on n'est pas à l'abri de se faire critiquer, de se dire que l'on va nous sortir": vendredi en conférence de presse, Zidane a saisi toute l'importance de ce duel contre le rival catalan, comptant pour la 7e journée de Liga. L'ancien capitaine des Bleus, arrivé dans la capitale espagnole comme joueur en 2001, nommé entraîneur en 2016 puis revenu à son poste en mars 2019, est en train de négocier l'un des virages les plus délicats de sa carrière d'entraîneur.

Après une défaite en Liga face au promu Cadix samedi dernier (1-0), les Merengue ont à nouveau essuyé une défaite cinglante face à l'équipe B du Shakhtar Donetsk mercredi (3-2) pour leur retour en Ligue des champions, toujours à domicile. "Je suis le responsable. Je suis l'entraîneur et c'est à moi de trouver la solution. Je ne l'ai pas trouvée ce (mercredi) soir. Mais je m'en sens capable, je vais essayer, et les joueurs doivent en faire de même", a promis Zidane après le revers face aux Ukrainiens.

"Scénario parfait"


Le Real Madrid, 3e avec 10 points, à un point de la Real Sociedad, surprenant leader, retrouve Lionel Messi et ses coéquipiers (9e, 7 pts) pour disputer un clasico inédit : pandémie du coronavirus oblige, il n'y aura aucun spectateur dans le plus grand stade d'Europe (99.000 places). "Le Clasico le moins classique", titre le journal sportif catalan Mundo Deportivo à sa Une ce samedi, tandis que Sport attend "le Clasico de l'espoir" pour le Barça et le Real, qui sont "Sur un volcan", d'après As.

L'occasion rêvée pour "Zizou" de renverser la vapeur. "Demain (samedi), c'est un scénario parfait pour changer notre image. Il y aura des moments difficiles, mais c'est là que se révèlent les gros caractères et les joueurs de qualité", a-t-il avancé. Ce clasico parviendra-t-il à sortir Karim Benzema (presque muet depuis le début de saison avec un seul but en 6 matches) de sa torpeur et dynamiser la fébrile défense du Real ?

Possible: l'an dernier à la même période, les Madrilènes chutaient à Majorque (1-0) en Liga et sortaient d'une série de quatre matches avec une seule victoire. Zidane jouait sa place à Galatasaray, en Turquie, en C1... et en était sorti vainqueur (1-0). Le Real Madrid avait ensuite enchaîné une impressionnante série de 21 matches sans défaite toutes compétitions confondues entre le 19 octobre 2019 et le 6 février... et fini par remporter la Supercoupe d'Espagne et la Liga.

Griezmann a "des chances" de jouer


Ironie de la situation, "ZZ" va peut-être jouer son avenir sur le terrain du Barça, un club empêtré dans une crise latente depuis janvier, qui a failli perdre Lionel Messi en août et dont la direction est toujours sur la sellette. Après un revers samedi à Getafe en Liga (1-0), les Catalans se sont bien rattrapé mardi contre Ferencvaros (5-1) pour leur grand retour en C1 depuis l'humiliation reçue face au Bayern Munich en quart de finale de la dernière édition à Lisbonne (8-2).

Avec l'aide d'Antoine Griezmann, critiqué mais qui "a des chances" de jouer le clasico, selon Ronald Koeman, du jeune prodige Ansu Fati, qui fêtera son 18e anniversaire le 31 octobre, et de son lieutenant Jordi Alba, de retour après une blessure à la cuisse droite début octobre, Messi aura à coeur de contrecarrer les plans du technicien français... et de mettre fin à une interminable période de 300 jours sans marquer face au Real Madrid.

Zidane pourra, lui, compter sur son capitaine Sergio Ramos, victime d'un violent coup au genou gauche samedi dernier qui l'a privé du match de Ligue des champions contre le Shakhtar Donetsk. Une victoire et le Real reprendra l'ascendant sur Barcelone et sur le reste de la Liga. Une défaite et Zidane pourra craindre le pire.
 

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