Real Madrid : Les confessions de Zidane sur son départ

Reuters

Zinédine Zidane n’est plus l’entraineur du Real Madrid. La semaine dernière, après l’épilogue de la saison, le coach français a décidé de jeter l’éponge et tourner le dos à son club de toujours. Une décision qu’il a jugée inévitable en raison du contexte dans lequel il travaillait. L’entraineur français n’avait pas réagi à chaud suite à cette démission. Il l’a fait à l’occasion d’une lettre ouverte adressée aux supporters par le biais du quotidien AS. Une longue mise au point dans laquelle il a exprimé tout ce qu’il avait sur le cœur, faisant notamment part de ses griefs à l’encontre de la direction madrilène.

« On a oublié ce que j’ai construit »

« Je pars parce que je sens que le club ne me donne plus la confiance dont j'ai besoin, ne m'offre par son soutien pour construire quelque chose à moyen-long terme. Je connais le football et l'exigence d'un club comme le Real Madrid, je sais que, quand tu ne gagnes pas, tu dois partir. Mais ici, on a oublié une chose très importante, on a oublié tout ce que j'ai construit au quotidien, tout ce que j'ai apporté en relation aux joueurs, aux 150 personnes qui travaillent pour et autour de l'équipe », a déclaré l’ancien meneur des Bleus.

« Les relations humaines n’ont pas été valorisées »


Zidane a ensuite enchéri en indiquant que son travail avec les joueurs a été mésestimé : « Je suis un gagneur né et j'étais ici pour conquérir des trophées, mais au-delà de ça, il y a les êtres humains, les émotions, la vie et j'ai la sensation que ces choses n'ont pas été valorisées, que l'on n'a pas compris que l'on maintient aussi comme ça la dynamique d'un grand club. On me l'a même reproché d'une certaine façon. Je veux que l'on respecte ce que nous avons tous fait. »

« Je ne demandais pas de privilège, mais un peu de mémoire »

L’ancien numéro 10 de l'équipe de France est par ailleurs revenu sur les nombreuses fois où il a été annoncé sur la sellette. Des ultimatums qu’il n’a pas du tout appréciés, même s’il s’est bien gardé de le montrer à l’époque. « J'aurais aimé que, ces derniers mois, ma relation avec le club et le président ait été un peu différente qu'avec un entraîneur lambda, a-t-il avoué. Je ne demandais pas de privilèges, pas du tout, mais un peu plus de mémoire. Aujourd'hui, la durée de vie d'un entraîneur sur le banc d'un grand club est de deux saisons, pas beaucoup plus. Pour que cela dure plus, les relations humaines sont essentielles, elles sont plus importantes que l'argent, plus importantes que la célébrité, plus importantes que tout. Il faut en prendre soin. C'est pour cela que cela me faisait mal de lire dans la presse, après une défaite qu'on allait me virer si je ne gagnais pas le match suivant ».

Enfin, Zidane a réitéré son envie de rebondir immédiatement ailleurs : « Je pars, mais je ne veux pas arrêter d'entraîner, je ne suis pas fatigué ». Une manière d’afficher sa disponibilité et se positionner pour l’un des différents postes qui sont en train de se libérer dans les autres clubs européens.
 

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