Liga : Alavés, de retour en Europe ?

Reuters

16 mai 2001. Grâce à un superbe parcours (dont l’élimination de l’Inter), Alavés se hisse en finale de la Coupe UEFA. Les Basques finiront par s’incliner en prolongations au terme d’un match fou (5-4) contre le Liverpool de Gérard Houiller. Depuis, le Deportivo a connu quelques galères et s’est même retrouvé un temps en troisième division espagnole (Segunda B). Lors de la saison 2016-2017, les Babazorros font enfin leur retour en Liga. Sans grandes prétentions, ils gardent pour principal objectif de se maintenir parmi l’élite. L’année dernière encore, ils ont lutté pour leur maintien avant de réaliser une fin d’exercice remarquable.

Portés par cet élan, les Albiazules ont commencé cette saison sur les chapeaux de roue. Deuxième derrière le Barça après 10 journées, Alavés s’est rapidement mis à distance de la zone de relégation et compte aujourd’hui 44 points. « Quoi qu’il arrive, notre saison est exceptionnelle. Désormais, nous devons avoir de l’espoir, pas de pression » a déclaré l’entraîneur Abelardo, architecte du renouveau. Même son de cloche pour le capitaine Manu Garcia : « Nous avions initialement comme objectif le maintien. Maintenant que nous l’avons obtenu, tout ce qui arrive est du bonus. Nous devons faire face à ce nouveau défi sans pression, sachant que s’il n’est pas atteint, ça ne sera pas un échec ».

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Le nouveau défi ? L’Europe. En effet, les rêves sont désormais permis pour les Babazorros. A 9 journées de la fin du championnat, les voilà en embuscade pour les places européennes.  Actuellement sixièmes, ils font partie des cinq équipes qui se tiennent en quatre points et lorgnent sur la Ligue des Champions. Premier tournant ce jeudi (19h30, beIN SPORTS 2) avec une opposition avec le FC Séville, qui vise aussi la scène européenne. Un adversaire qui historiquement, ne réussit pas vraiment à Alavés. Le club basque n’a plus gagné chez les Andalous en Liga depuis 1954 (6 défaites et 1 nul depuis).

Pas de quoi rassurer les Albiazules qui, amoindris par des blessures, restent sur une lourde défaite contre l’Atlético (0-4). Pour se relever, ils tenteront de s’appuyer sur ce qui fait leur succès depuis le début de la saison : la solidarité. Habitué à subir, Alavés a tendance à laisser la possession à l’équipe adverse (41%, une des plus basses du championnat). Pacheco figure d’ailleurs parmi les gardiens de Liga ayant réalisé le plus d’arrêts. Solide derrière et au milieu, l’équipe basque peut également compter sur sa touche technique apportée par les deux ailiers, Inui et Jony, deuxième meilleur passeur de la Liga (avec 9 unités). Leur spécialité : piéger leurs adversaires avec soit un but sur coup de pied arrêté (15 buts, soit près de 50%) ou un but dans le temps additionnel (7 buts inscrits après la 90ème minute, de quoi remporter 8 points). Une recette sans artifice qui fonctionne pour l’instant et pourrait permettre à Alavés de renouer avec son passé glorieux.  

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