La Liga : L'increvable Luis Suarez

Reuters
Jamais, depuis le début de la saison, Luis Suarez n'avait été sorti aussi tôt que jeudi soir par Diego Simeone après avoir été titulaire. C'était à la 58eme minute sur la pelouse de Levante, un match terminé sur un nul litigieux (2-2) alors qu'il y avait déjà 1-1 au moment du remplacement de l'Uruguayen par Angel Correa. Mais qu'on ne s'y méprenne pas : même si voir le "Pistolero" errer aussi longtemps comme une âme en peine sur le banc a pu faire un peu bizarre, il s'agissait seulement de gérer les temps de jeu pour l'entraîneur argentin. Pour sa deuxième saison après avoir largement contribué à ramener le titre de champion aux Colchoneros, il est évident que le statut de Luis Suarez en attaque est absolument intouchable.

"Il a un talent incroyable, pas besoin d'en parler, rappelle ainsi Diego Simeone. Quand il peut marquer dans la surface, il le fait." Auteur d'un doublé face à la Real Sociedad, il avait été remplaçant en Ligue des champions lors du match précédent contre Liverpool, Antoine Griezmann et Joao Félix lui étant préférés. Frustré dans le temps additionnel, il avait écopé d'un carton jaune. "Les trois fonctionnent ensemble seulement si l'équipe est équilibrée, prévenait alors le coach. Si c'est le cas, ils peuvent bien jouer ensemble et être efficaces." En fin de semaine dernière, contre le club de Saint-Sébastien, le trio a été aligné. Et quand l'Atlético était mené 2-0, c'est lui qui a joué les sauveurs en égalisant à l'heure de jeu, avant d'obtenir un penalty un quart d'heure plus tard et de se faire justice lui-même.

A 34 ans, Luis Suarez répond invariablement sur le terrain. Meilleur buteur avec sept réalisations en treize matchs de Liga, il compte deux unités de plus que la saison dernière dans les mêmes temps de passage. Il se dit satisfait de la relation avec ses deux compères offensifs cités plus haut : "On connaît de mieux en mieux nos mouvements, les déplacements de l'un et de l'autre. On ne peut qu'être satisfaits de notre impact." Pour celui qui n'a pas manqué, lors du succès logique de l'Atlético face au Barça au début du mois (2-0), de rappeler en direct à Ronald Koeman qu'il avait à peine pris le temps de l'appeler, la revanche se savoure chaque jour un peu plus. Même si ça fait déjà bien longtemps qu'elle est consommée.

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