Lebesson : « Un souvenir gravé à vie »

Cela s'est joué à une victoire. Il s'en et fallu d'un succès, ce lundi en petite finale du double mixte, pour qu'Emmanuel Lebesson et sa coéquipière Jianan Yuan ne mettent fin à vingt-et-un ans de disette pour le tennis de table français aux Jeux Olympiques. Malheureusement pour nos deux représentants, ils se sont inclinés sèchement ((11-8, 11-7, 11-8, 11-5) face aux Taïwanais Lin Yun-Ju et Cheng I-Ching, numéro 1 mondiaux, et au lieu de cette médaille de bronze tant espérée qui leur tendait les bras, c'est de la quatrième place dont ils ont dû se contenter à l'arrivée, laissant donc Jean-Philippe Gastien et... leur entraîneur Patrick Chila rester les derniers Tricolores à avoir offert une médaille olympique à la France, aux Jeux de Sydney en 2020. Un dénouement forcément décevant pour "Manu" Lebesson comme pour sa partenaire. Néanmoins, le Niortais, à la veille de faire ses débuts en simple, avait conscience que la performance qu'il venait de réaliser avec Jianan Yuan alors que le tandem n'était que tête de série numéro 7 du tableau avait tout d'assez exceptionnelle.


Jianan Yuan : "Je ne savais plus où j'en étais"





"Je suis fier de notre parcours malgré la défaite. Accéder à une demi finale olympique sera un souvenir gravé à vie en tant que sportif comme d’avoir joué pour une troisième place en petite finale ! La quatrième place est certes frustrante mais aussi le signe d’une belle évolution de notre double. Il faudra travailler encore plus si on veut se donner la chance d’être sur un podium olympique", appréciait Lebesson sur son compte Instagram au sortir de ce match perdu pour la troisième place. "On aurait signé pour cette place-là avant le tournoi", ajoutait d'ailleurs ensuite devant la presse l'un des deux vaincus du jour, sans penser encore à son deuxième tour de mardi en simple, face au Chinois Zhendong Fan. Jianan Yuan débutera, elle, son tournoi face à la Coréenne Jeon Ji-hee un peu plus tard. Après la défaite de lundi, la pongiste de 36 ans s'en voulait beaucoup. Pour elle, si les Français sont passés à côté de cette médaille de bronze, elle en est en effet l'unique responsable. "J'ai eu du mal en revers, et à un moment je ne savais plus où j'en étais. Je recevais la balle dans le revers, parfois plein coup droit... C'est là-dessus qu'on a perdu."

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