Le Brésil conserve l’or olympique

Après avoir attendu plus d’un siècle avant de conquérir l’or olympique, la Seleçao vient d'être couronnée dans cette compétition pour la deuxième fois d'affilée. Quatre ans après le sacre à domicile, l’équipe brésilienne a réédité son coup à Tokyo.

Malcom, ce héros

En finale de l’épreuve, elle s’est défaite de l’Espagne au terme de deux heures du jeu (2-1 a.p.). L’ancien bordelais Malcom s’est mué en héros en signant le but décisif à la 108e minute. En conclusion d’un contre express, il a fait basculer la finale avec un geste parfait du gauche.

Dans cette finale, chacune des deux équipes a eu sa mi-temps. Le Brésil a été souverain durant le premier acte, avant que l’Espagne ne prenne l’ascendant au retour des vestiaires. Puis, durant la demi-heure additionnelle ce fut équilibré et surtout complètement décousu. Le tort qu’ont eu les deux sélections c’est de ne pas concrétiser un peu mieux leurs temps forts. Bien sûr, les regrets seront surtout du côté espagnol au final.

L’Espagne aura des regrets

Les hommes de Luis De La Fuente ont démarré poussivement avant d’enclencher la seconde. Les Ibériques se sont réveillés à partir de la 48e avec une tentative non convertie par Oyarzabal (48e). Le joueur de la Real Sociedad a laissé passer cette offrande, mais il n’a pas loupé la seconde à la 61e. Sur un centre de Carles Soler, il a signé une reprise parfaite pour assurer l’égalisation aux siens. Revigorée, la Rojita aurait alors pu, voire dû, ajouter un second mais sans succès. Soler a buté sur le gardien adverse (68e), tandis que le talentueux Bryan a envoyé un missile sur la transversale à la 88e.

Les Auriverde, eux, ont scoré par le biais de Matheus Cunha juste avant la pause, mais ils ont beaucoup vendangé par ailleurs. Richarlison, le meilleur buteur de la compétition, n’a pas eu son rendement habituel. L’attaquant d’Everton a raté un pénalty à la 38e, et il a aussi gaspillé deux grandes occasions dans le jeu (47e et 52e). Oscar a aussi été malchanceux en trouvant la transversale (86e). En prolongation, il y a aussi une situation mal négociée par Guilherme Arana face à Unai Simon (101e). Heureusement pour les Sud-Américains, Malcom, lui, a trouvé la faille, délivrant ses coéquipiers et tout un pays.


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