Gymnastique : Biles reconnait qu’elle avait des problèmes avant Tokyo

Elle devait être l’une des reines des Jeux Olympiques de Tokyo, mais elle a finalement dû se « contenter » d’une médaille d’argent au concours général par équipes et d’une médaille de bronze à la poutre. Simone Biles a vécu des JO mouvementés, marqués par son abandon soudain lors du concours par équipes, où elle s’est arrêtée après le saut de cheval afin de se « concentrer sur sa santé mentale ». La gymnaste de 24 ans, forfait pour le concours général individuel et toutes les finales par appareil sauf la poutre, avait expliqué souffrir de « pertes de figures », un phénomène potentiellement dangereux qui fait perdre aux gymnastes leur sens de l'orientation lorsqu'ils sont en l'air. Près d’un mois après les JO, l’une des plus grandes stars du sport américain s’est confiée dans une conversation vidéo avec sa mère, publiée par un de ses sponsors Athleta lundi.

 

Biles : "Je ne pouvais pas y aller. Je savais que j'allais me blesser"


« Je ne dirais même pas que ça a débuté à Tokyo. J'ai l'impression que c'était probablement un peu plus profondément enraciné que cela. Je pense que c'était juste le facteur stress. Il s'est accumulé au fil du temps, et mon corps et mon esprit ont simplement dit non. Mais même moi, je ne savais pas que je traversais cette période jusqu'à ce que ça arrive. Mais je sais que j'ai aidé beaucoup de gens et d'athlètes à s'exprimer sur la santé mentale et à dire non. Parce que je savais que je ne pouvais pas y aller. Je savais que j'allais me blesser. Je m'attendais évidemment à ressentir un gros contrecoup et beaucoup d'embarras. Mais c'est tout le contraire. C'est la première fois que je me suis sentie humaine. Plus que Biles, j'étais Simone, et les gens ont en quelque sorte respecté cela », a déclaré Biles qui avait, rappelons-le, révélé en 2018 avoir subi des abus sexuels commis par Larry Nassar, ancien médecin de l’équipe nationale américaine. Concernant la suite de sa carrière, Simone Biles avait expliqué après les JO qu’elle n’avait « pas en tête » les JO de Paris en 2024.

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