Gymnastique : Aït-Saïd blessé et au pied du podium




Privé des Jeux Olympiques de Londres en 2012 pour cause de blessure puis fauché en plein vol lors des JO de Rio en 2016, avec une fracture tibia-péroné subie au saut de cheval lors des qualifications, Samir Aït-Saïd rêvait de prendre une immense revanche lors des JO de Tokyo, où il avait été désigné porte-drapeau de la délégation française, en décrochant une médaille. Mais le gymnaste de 31 ans a fini au pied du podium de son épreuve de prédilection, les anneaux, où il avait été médaillé de bronze mondial en 2019. Malgré un mouvement sans grosse faute, où il a pu placer l'élément qui porte son nom, le Français n'a pu récolter que 14,9 points (6,3 en difficulté et 8,6 en exécution), contre 15,2 pour le Grec champion olympique en titre Eleftherios Petrounias, 15,3 pour le Chinois Hao You et 15,5 pour son compatriote Yang Liu.

 

Aït-Saïd : « Croyez-moi qu’à Paris ça ne va pas être pareil »


Après le concours, le gymnaste, bandé au niveau du biceps gauche, a expliqué ses déboires, en larmes, au micro de France Télévisions : « Tristesse, déception… J’ai bossé dur et ça n’a pas payé. Il y a trois jours de ça, j’ai entendu un crac dans mon biceps, j’ai lâché les anneaux direct. Je devais faire forfait, je n’arrivais pas à monter sur les anneaux. Il faut toujours qu’il m’arrive quelque chose. Il était hors de question que je fasse forfait. Si ça devait péter, ça péterait là-haut (sur les anneaux, ndlr). Je vais faire des examens car je pense que j’ai vraiment quelque chose. Il n’y a aucune excuse. Quatrième, ça me va pas. Maintenant, croyez-moi qu’à Paris ça ne va pas être pareil. » Rendez-vous dans trois ans pour le Français, décidément poursuivi par la poisse olympique...

 


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