Athlétisme : Une Bélarusse rapatriée de force !

Inscrite sur la liste des participantes aux Jeux d'été de Tokyo du 100m et du 200m, Krystsina Tsimanouskaya a déclaré forfait ce dimanche, la veille des séries sur la seconde distance. Officiellement d'après le comité olympique bélarusse, pour des raisons médicales dues à son état émotionnel et psychologique. En réalité, la sprinteuse a déclaré devant la presse présente à l'aéroport de Tokyo ce dimanche qu'il s'agit d'un pur mensonge. Elle a dévoilé que son entraîneur principal lui a signifié qu'un ordre "venu d'en haut" exigerait son retrait de cette olympiade. Pour rappel, le président du comité olympique du Bélarus n'est autre que Viktor Loukachenko, le fils du président Alexandre Loukachenko.



Accompagnée à l'aéroport de Haneda de Tokyo sous bonne escorte, l'athlète a pris la précaution d'avertir l'agence de presse Reuters de sa situation. Active sur les réseaux sociaux, Krystsina Tsimanouskaya a également publié une vidéo dans laquelle elle explique avoir été "forcée de quitter le Japon contre son gré" et implore aussi le Comité International Olympique et les Comités olympiques européens à lui venir en aide. La raison du courroux de ses dirigeants ? Des critiques publiques sur Instagram adressées à son entraîneur, jugé négligent. Ce dernier l'avait ajouté au relais 4x400m féminin sans l'accord de la jeune femme, pourtant spécialiste des disciplines du sprint. Un acte d'insubordination odieux visiblement.



Prise en charge à l'aéroport par la police japonaise, Krystsina Tsimanouskaya a trouvé écho auprès du Japon et de la Pologne. Pavel Latouchka, un leader de l'opposition bélarusse en exil, a également communiqué via Twitter que les autorités autrichiennes seraient en contact avec l'athlète. Peu après 17h, la sprinteuse a rassuré en communiquant sur Telegram : "Je suis en sécurité et on est en train de décider où je vais passer cette nuit". Sans le savoir, Krystsina Tsimanouskaya ne remettra peut-être plus jamais les pieds dans son pays.

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