Bleus : Dinart s'en prend à Gille et espère revenir !

Didier Dinart est revenu sur son départ de l'équipe de France au sortir de l'Euro raté (au mois de janvier), pour L'Equipe : « Le dimanche 26 à 10 h 18, tu reçois un appel de ton adjoint qui t'explique qu'il faut te couper la tête pour créer un électrochoc au sein du collectif. C'était une vraie douche froide, trois secondes de stupeur, incapable de réagir, tu restes figé. Ensuite, seulement vers 13 heures, j'ai eu le DTN au téléphone, puis le président le soir. » Son ancien adjoint, Guillaume Gille, a pris la suite et il y a une certaine rancoeur : « Il aurait pu être plus solidaire. Après, les valeurs dans la vie et leurs applications sont propres à chacun. » Dinart l'assure : « Moi, je n'aurais pas été capable de prendre la place d'un entraîneur principal de cette manière. »

 

« Je suis certain que nous avons encore des choses à faire »


Plus surprenant que ces explications, Dinart veut... revenir : « L'équipe de France est ma deuxième famille, après ma femme et mes enfants, et le handball est ma passion. Je suis certain que nous avons encore des choses à faire ensemble. Mais pour ça, il faudra des changements de gouvernance. Il ne faut jamais dire : 'Fontaine, je ne boirai pas de ton eau.' Il n'y a jamais de certitudes, je ne pensais pas être évincé de la sorte, et pourtant ça a été le cas. Je ne souhaite pas me mettre sur une liste. Mais il faut changer notre mode de fonctionnement, avoir des idées nouvelles et un regard différent. Olivier Girault a cette perception et ce regard, je partage certaines valeurs avec lui et vous savez à quel point c'est important pour moi. »

Girault, président de la Ligue et ancien international avec Dinart, est donc candidat à la présidence de la Fédération, face au DTN Philippe Bana et au vice-président Jean-Pierre Feuillan. Le scrutin se tiendra au mois de novembre, et si Dinart ne veut pas s'engager officiellement, on a donc bien compris que l'ancien sélectionneur a choisi son camp. Avec des certitudes en retour ?