Les Bleus montent en puissance

Reuters

Deux matches, deux victoires: début de Mondial solide pour l’équipe de France, même si – et c’est bien normal à ce stade de la compétition – tout n’est pas encore parfait. Au lendemain de leur succès poussif face au Brésil (24-22), les Bleus ont fait preuve de bien plus de maîtrise contre la Serbie (32-21), samedi soir à Berlin. Une rencontre à laquelle Nikola Karabatic, déjà arrivé en Allemagne et dont le retour sur le terrain est espéré en cours de tournoi, a assisté depuis les tribunes.

"On a eu cette fameuse piqûre de rappel en ouverture. On s’est remobilisés aujourd’hui. Ils ont été à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’eux, a réagi le sélectionneur Didier Dinart sur beIN SPORTS. C’était une entrée en matière. L’équipe fonctionne bien. C’est bien pour le capital confiance. On travaille, il y a les rotations. On essaye des associations. Hier, j’aurais pu tester Valentin (Porte) au poste d’arrière. Je l’ai fait ce soir. Je travaille également, j’essaye d’aider l’équipe au mieux."

Le festival de Gérard

Comme la veille, ses joueurs ont mis du temps à réellement prendre l’ascendant sur leurs adversaires, la faute à un nombre de ballons perdus encore trop important (12). S’ils ont une belle marge de progression, elle est sans doute là. Car défensivement, les choses semblent doucement rentrer dans l’ordre. A la mi-temps, les Serbes n’avaient ainsi franchi le rideau tricolore qu’à onze reprises. Le hic, à cet instant-là, est que les Bleus n’avaient été beaucoup plus inspirés qu’eux (14-11, 30e).

Mais les doutes ont vite été chassés en début de seconde période. Dans le sillage de Nedim Remili, auteur de 5 buts comme Ludovic Fabregas, les doubles champions du monde en titre ont signé un 8-2 en 11 minutes, Vincent Gérard devenant d’un coup infranchissable (11 arrêts). Un coup d’accélérateur qui leur a permis de vivre une fin de match plus tranquille que face aux Brésiliens. De quoi aborder plus sereinement la suite, avec un prochain rendez-vous contre la Corée dès lundi.

"Ça reste le début de la compétition. Il faut encore se mettre en route, mais on a tiré des leçons du match d’hier, a expliqué Nedim Remili. On avait peut-être un peu d’appréhension pour débuter ce match. Malgré tout, nous sommes restés maîtres de notre jeu et forts offensivement. On a su faire jouer les rotations, marquer des buts. C’est un très bon match pour l’ensemble de l’équipe. Sur ces deux premiers matches, ce n’est pas trop mal. Il faut rester concentré, sur ses mêmes bases."