Pour l'Amérique du Sud, le marathon est lancé

Chanzy

Deux ans de compétitions (dernier match le 9 octobre 2017) et 18 rencontres au programme : voici le programme incroyablement dense et relevé qui attend les dix équipes de la CONMEBOL lors de ses qualifications, dont la première journée sera à suivre ce soir et cette nuit sur beIN SPORTS : Bolivie – Uruguay (22h, beIN SPORTS 2), Colombie – Pérou (22h30, beIN SPORTS 1), Venezuela – Paraguay (23h, beIN SPORTS MAX 4), Chili – Brésil (01h30, beIN SPORTS 2) et Argentine – Equateur (02h, beIN SPORTS MAX 4).

Méfiance pour le Brésil

Jamais la Seleçao n’a raté une phase finale de Coupe du Monde. Et si le Brésil n’apparait pas forcément en grand danger grâce à un mode de qualification plutôt ouvert (les quatre premiers qualifiés, le cinquième en barrages contre le vainqueur de la zone Océanie), les Auriverdes n’entament pas leurs éliminatoires avec le plein de confiance, la faute à des résultats récents forts décevants. Eliminé sans gloire en quarts de finale de la Copa América par le Paraguay, le Brésil ne pourra pas compter sur Neymar, suspendu. Dunga pourrait donc expérimenter quelques nouveautés, comme la titularisation de Douglas Costa (Bayern Munich), auteur d’un début de saison tonitruant avec les Bavarois. Kaka (São Paulo) a lui été appelé après le forfait de Philippe Coutinho (Liverpool), touché avec les Reds contre Everton, au contraire de Thiago Silva, non-convoqué par Dunga.

Pour ce premier match, le Brésil sera dans le bain tout de suite avec un déplacement délicat à Santiago pour affronter le Chili. Une rencontre sous forme de passation de pouvoir entre une Seleçao qui semble à bout de souffle et la Roja d’Alexis Sanchez, couronnée à domicile cet été ?

Le Chili, un statut à assumer

Vainqueur en juillet de son premier titre continental, le Chili peut dès cette nuit frapper un grand coup en cas de succès sur la Seleçao. La Roja est au grand complet pour ce choc, avec notamment les présences de Claudio Bravo (Barcelone), de Mauricio Isla (Marseille), d’Arturo Vidal (Bayern Munich) et d’Alexis Sanchez (Arsenal). La Copa América a offert une notoriété importante à une sélection au jeu enthousiasmant, portée par le génie de Jorge Valdivia (Al-Wahda). Le Chili a désormais pour mission de confirmer son sacre estival, tout en conservant sa qualité de football. Et vise par conséquent la première place pour rallier une Coupe du Monde qu’elle n’a plus manqué depuis l’édition 2006.

Pas de Messi, pas de souci pour l’Argentine ?

Si le Brésil devra composer sans Neymar, l’Albiceleste va elle devoir se passer de la Pulga pour son entrée dans la compétition. Même privée de sa star, l’Argentine sera la grande favorite de son match face à l’Equateur, qu’elle accueille au Monumental. Pour l’occasion, Tata Martino devrait renouveler sa confiance au milieu à Javier Pastore, pourtant remplaçant au PSG, confier l’animation du couloir droit à Angel Di Maria en l’absence du capitaine du Barça et lancer le jeune attaquant de l’Atlético Madrid Angel Correa sur l’aile gauche. En l’absence de Messi, c’est Sergio Agüero qui se chargera d’être le leader de l’attaque.

La Colombie, une revanche à prendre

Los Cafeteros ont sûrement été la plus grande déception de la dernière Copa América. Une sortie de route en quarts de finale, un fond de jeu en déliquescence, des leaders pas au niveau (Falcao, Cuadrado, Jackson Martinez)… c’est peu de dire que la Colombie est passée au travers de sa compétition. Sans James Rodriguez, blessé, la sélection de José Pékerman reçoit le Pérou, troisième de la Copa. Un match piège, même à domicile, face à une équipe difficile à manœuvrer et qui entend surfer sur sa bonne vague actuelle pour participer au Mondial russe, alors que Los Incas n’ont plus disputé de Coupe du Monde depuis 1982.

L’Uruguay, le désert en attaque

Comment marquer sans ses deux stars offensives ? C’est le dilemme que la Celeste va devoir résoudre puisque l’Uruguay voyagera en Bolivie sans Luis Suarez et Edinson Cavani, tous deux suspendus. Pour se rassurer, le coach Oscar Tabarez pourra jeter un œil au dernier classement FIFA, qui place La Verde à une lointaine 67ème position. Etrillée par l’Argentine 7-0 en septembre dernier, la Bolivie n’a pas grand-chose à espérer de ces éliminatoires, au contraire du Paraguay, de l’Equateur, voire du Venezuela, candidats à la cinquième place de barragiste.


>