Les finales de Coupe du Monde : 2018, si près et déjà si loin...

Moins de deux ans plus tard, que reste-t-il du souvenir de ce dimanche 15 juillet 2018 ? Que personne, par exemple, n'a regardé la finale de Wimbledon qui se terminait en même temps, Novak Djokovic ayant quand même la bonne idée de torpiller Kevin Anderson en trois petits sets avant la pause. A 17h31 précises, Ivan Perisic venait donc d'égaliser (28eme) après l'ouverture du score de Mario Mandzukic contre son camp (18eme). Et pas si longtemps avant le fameux penalty transformé par Antoine Griezmann (38eme), accordé pour une main litigieuse de ce même Perisic après intervention de la vidéo.


La plupart ne retiendront que l'émotion liée au résultat, la grande théorie de Didier Deschamps. D'autres se souviennent que la Croatie a beau avoir pris quatre buts, après les réalisations coup sur coup de Paul Pogba (59eme) puis Kylian Mbappé (65eme), elle termine cette finale à 61% de possession de balle, 548 passes contre 269, onze tirs à sept et six corners à deux. Une finale de Coupe du Monde reste un match de football avant tout, avec ses coups du sort et ses histoires, comme celle de Danijel Subasic qui a joué blessé et a encaissé les quatre buts sur son côté droit.

Ou comme celle de son collègue Hugo Lloris, auteur de la plus grande bévue d'un gardien dans l'histoire des finales de Mondial, en se faisant contrer par Mandzukic pour le 4-2 (69eme), mais dont le caractère finalement anodin lui permet de ne maintenir qu'une trace globalement parfaite. « Tu n'as pas le droit de penser que tu y es, parce que tu sais que tu vas le payer, la preuve, concédait le capitaine un mois plus tard (pour L'Equipe). On refuse de se le dire, mais on s'en rapproche tellement. En général, les prises de décision viennent à une vitesse incroyable. Et là, sur cette action, il y a deux ou trois moments où je peux prendre une décision et où je ne le fais pas. » Les Bleus doubles champions du monde, c'était un peu tout ça. Et Novak Djokovic a pu (presque) tout voir.