La détection du hors-jeu "automatisée" au Mondial-2022, suggère Wenger

Reuters

"Il y a de fortes chances pour que le hors-jeu soit automatisé en 2022" a déclaré l'ancien entraîneur d'Arsenal lors d'une rencontre avec la presse mardi à Paris. "Je suis tenu au secret, mais ça sera la prochaine des grandes évolutions de l'arbitrage", a expliqué le dirigeant français, qui s'exprimait en amont des Journées de l'arbitrage, qui auront lieu à partir du 20 octobre, et dont il est le parrain. Si les décisions concernant le hors-jeu sont aujourd'hui parfois prises en ayant recours à l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR), avec des arbitres positionnés devant des écrans en régie, Wenger suggère donc que le football puisse passer à la vitesse supérieure dans l'intervention de la technologie pour régler les situations litigieuses.

Ce changement était déjà dans les tuyaux de la Fifa, qui annonçait en juin 2020 qu'elle envisageait "de développer une technologie semi-automatisée pour signaler le hors-jeu, afin de fournir à la VAR une information supplémentaire qui simplifiera la prise de décision de l'arbitre et optimisera l'analyse des images". Le calendrier concernant ce projet devrait donc s'accélérer en vue du Mondial-2022 au Qatar (21 novembre-18 décembre).

En mars, une autre évolution du jugement de ces phases de jeu avait été portée par Arsène Wenger. Il avait alors proposé à l'Ifab, l'instance qui régit les lois du jeu, une adaptation de la règle de hors-jeu en excluant les cas où "une partie du corps avec laquelle l'attaquant peut marquer" reste en position licite. L'idée est de "rendre le football plus attractif" en favorisant l'attaque, et de tenir compte de l'évaluation plus précise des situations permise par la VAR, avait précisé le président de la Fifa Gianni Infantino, même si aucune expérimentation sur ce point n'est programmée pour l'instant.


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