Halilhodzic "prêt à partir" si le Maroc échoue à se qualifier pour le Mondial

panoramic

"Mon premier objectif est de qualifier mon équipe et si je n'y arrive pas, je peux partir", a assuré Halilhodzic lors d'une conférence de presse, qui a duré deux heures et demie. "Je peux partir dès maintenant si vous voulez, je n'ai aucune pression pour partir ou non. Je suis déjà parti dans le passé", a insisté le coach franco-bosniaque. "Laissez-moi continuer de faire mon maximum pour aller à la Coupe du monde. C'est mon but !", a-t-il plaidé. Les Lions de l'Atlas doivent affronter la RD Congo lors des barrages le mois prochain pour se qualifier pour le Mondial de novembre-décembre prochain.

Le Maroc a été éliminé en quart de finale de la CAN dimanche par l'Egypte (1-2) au terme d'un match rugueux qui s'est poursuivi dans les couloirs menant aux vestiaires. "Les Égyptiens ont été plus malins, plus vicieux, mais bagarreurs, ce n'est pas digne selon moi", a déploré Halilhodzic, qui s'est dit "consterné" par le comportement de certains joueurs des Pharaons. Mercredi, la Confédération africaine de football (CAF) a suspendu plusieurs joueurs et encadrants égyptiens et marocains pour une "bagarre générale" après la rencontre.

"J'ai vu beaucoup de gens hurler, il y avait des insultes. Nous avons fait appel (des sanctions de la CAF)", a précisé le sélectionneur du Maroc, attribuant la défaite de son équipe à un "manque d'expérience"L'entraîneur a par ailleurs dit avoir reçu des "menaces de mort" après l'échec des Lions qu'il a relativisées: "j'ai l'habitude en tant qu'entraîneur, mais je reçois aussi des encouragements, cela me fait du bien". Pressé de questions par les journalistes, Halilhodzic a justifié son choix de ne pas sélectionner dans le onze national le milieu offensif de Chelsea Hakim Ziyech, avec qui il est brouillé, lui reprochant un manque de respect. "Je ne peux pas convoquer un joueur qui peut exploser le groupe, même s'il s'appelle Lionel Messi", a-t-il argué. "Aimé Jacquet, Didier Deschamps sont devenus champions du monde en écartant les meilleurs joueurs. Je ne suis pas le premier à faire cela", a conclu le coach. 


>