Coupe du Monde - L'Angleterre règle la mire

Ennuyeuse, cette Angleterre ? Les Three Lions étaient passés par un trou de souris lundi contre la Tunisie (2-1) et méritaient ces doutes. Et paradoxalement, même après ce 6-1 contre le Panama, on ne peut pas se montrer dithyrambiques sur la qualité de jeu des hommes de Gareth Southgate. Si ceux-ci ont été d’une maîtrise totale, ils le doivent aussi à une sacrée réussite. Tout est rentré, absolument tout, à faire évidemment pâlir d’envie le Brésil, l’Allemagne ou l’Espagne (pour ne citer qu’eux) qui ont galéré – voire pire encore - face à d’autres équipes recroquevillées sur leur but.

Harry Kane prend seul la tête du classement des buteurs, avec cinq réalisations. Sur son triplé du jour, deux buts ont été marqués sur penalty, et le troisième d’une déviation totalement involontaire du talon… Tout le monde a pu finir ce match très content, même si les Panaméens auraient sans doute préféré éviter une valise. Mais à 6-0 contre eux, ils ont réussi à sauver l’honneur dans le dernier quart d’heure. En étant parvenus à vite ouvrir le score, puis surtout à mener 5-0 à la mi-temps, les Anglais se sont donc permis d’éviter un remake de la Tunisie.

C’est John Stones qui a débloqué la situation de la tête (1-0, 8e), avant de doubler son compteur personnel pour le 4-0 à la 40e minute. Dans l’intervalle, Kane avait transformé son premier penalty pour le 2-0 à la 22e, puis Jesse Lingard avait réussi un des seuls vrais beaux gestes de la rencontre amenant le 3-0, à la 36e minute. Juste avant le repos, un deuxième penalty de Kane faisait craindre le pire pour le Panama (5-0, 45e+1). Mais il y a donc eu 1-1 lors de la seconde période, avec ce dernier but de Kane (6-0, 62e) et donc ce but de Baloy en faveur des Panaméens (6-1, 78e).

En cas de match nul jeudi, entre la Belgique et l’Angleterre, c’est le fair-play qui déterminera le premier et le deuxième (les deux équipes sont qualifiées avec six points). En effet, les deux sélections en sont chacune à huit buts marqués et deux encaissés. Ce sont donc les cartons qui peuvent décider, avec une pondération en fonction de la gravité des sanctions (du carton jaune au carton rouge direct après un premier jaune, en passant par les deux avertissements ou le simple rouge direct). Pour le moment, les Anglais ont l’avantage: un seul carton jaune en deux matches, contre trois côté belge.