Coupe du Monde 2022 : Le Portugal, vraiment favori contre la Suisse ?

Reuters

Mardi soir, le Portugal affrontera la Suisse en huitièmes de finale de la Coupe du Monde. Après leur défaite face à la Corée du Sud, les Portugais doivent se relever face à une Suisse très solide depuis le début du mondial. Analyse de la rencontre qui opposera - entre autres - Bruno Fernandes à Breel Embolo. 

Deux onze complets sur toutes les lignes

Si le Portugal a été champion d'Europe en 2016, il détient peut-être en cette année 2022 l'effectif le plus complet de ces vingt dernières années. Sur toutes les lignes, il peut compter sur des joueurs de grandes qualités évoluant dans les meilleurs clubs d'Europe. Au poste de gardien, le portier du FC Porto Diogo Costa réalise de très bonnes performances avec le Portugal. En cas de pépin, il peut toujours être suppléé par Rui Patricio, ou Jose Sa. Si contre la Suisse, Danilo Pereira devrait être absent après sa fracture des côtes survenue à l'entraînement après la victoire contre le Ghana, et que Nuno Mendes est forfait pour la suite de la compétition après sa blessure à la cuisse, la défense portugaise n'en reste pas moins des plus solides sur le papier. L'association entre Pepe et Ruben Dias a été impressionnante contre l'Uruguay, alors que les latéraux Joao Cancelo et Ruben Guerreiro animeront les côtés avec leur force offensive bien connue. Sur le banc, le jeune Antonio Silva (Benfica), Diogo Dalot (Manchester United) ou encore William Carvalho (Betis) peuvent dépanner en défense. 

Les milieux de terrain aussi ont de grandes qualités. Contre l'Uruguay, Fernando Santos a décidé d'aligner un trio composé de Ruben Neves (Wolverhampton), William Carvalho et Bernardo Silva (Manchester City). Mais il pourra aussi composer avec les présences de Palhinha (Fulham), Vitinha (PSG) ou Matheus Nunes (Wolverhampton) pour renforcer l'entrejeu. Enfin, le trio offensif du 4-3-3 devrait être composé de Bruno Fernandes, Cristiano Ronaldo et Joao Felix. C'est en tout cas avec ce trident que les Lusitaniens se sont imposés contre la Celeste. Le sélectionneur portugais peut tout de même compter sur André Silva, Goncalo Ramos, Ricardo Horta et l'impressionnant Rafael Leao.

La Suisse peut rivaliser

Si l'effectif portugais semble impressionnant, celui de la Suisse va pouvoir rivaliser avec beaucoup de nations dans cette Coupe du Monde. C'est surtout son onze type qui pourrait lui permettre de se qualifier pour les quarts de finale. S'il n'est plus malade ce mardi, Yann Sommer sera bien dans les buts de la Nati pour réitérer un exploit retentissant comme à l'Euro lorsqu'ils avaient éliminé la France en huitièmes de finale. Sinon, ils pourront tout de même compter sur le portier du Borussia Dortmund Gregor Kobel. Enfin, c'est Jonas Omlin, gardien de Montpellier, qui est le troisième gardien suisse. Un trio de grande qualité. Défensivement, la Suisse peut s'appuyer sur un quatuor expérimenté. Silvan Widmer, Fabian Schar, Manuel Akanji et Ricardo Rodriguez devraient tenir leur place contre les Lusitaniens. Le défenseur de Manchester City se muera en leader de cette défense et tentera de contenir Cristiano Ronaldo. Sur le banc, il y a tout de même le défenseur de Valence Eray Comert. 

Le duo de milieu de terrain est impressionnant depuis le début de la compétition. Granit Xhaka et Remo Freuler réalisent de grandes performances notamment dans la construction des offensives de la Nati. Ils alimentent parfaitement le trio Shaqiri, Sow, Vargas, qui combine parfaitement. L'ancien joueur du Bayern Munich et de l'Olympique Lyonnais performe d'ailleurs de manière impressionnante sous le maillot suisse. En cas de pépin, Michael Aebischer, Christian Fassnacht, Ardon Jashari Fabian Frei, Renato Steffen, Fabian Rieder et Denis Zakaria peuvent apporter quelque chose de différent. A la pointe de l'attaque c'est le Monégasque Breel Embolo qui tient la corde pour débuter. Auteur de deux buts dans la compétition, il pourrait être remplacé par l'impressionnant Noah Okafor et le cauchemar de l'équipe de France Haris Seferovic. 

Un parcours similaire

Les deux équipes ont eu un parcours relativement similaire pour se hisser en huitièmes de finale. Tout de même, le Portugal n'a pas eu à attendre la troisième journée pour se qualifier. Avec deux victoires en deux matchs contre le Ghana et l'Uruguay, les Portugais ont facilement validé leur billet pour les huitièmes de finale, notamment grâce à une attaque très réaliste. Ils ont ensuite été surpris par la Corée du Sud lors de l'ultime match (1-2), mais ils ont gardé leur première place. Ils avaient d'ailleurs pris le temps de faire tourner leur effectif pour préparer au mieux les huitièmes de finale.  

De leur côté, les Suisses étaient parfaitement rentrés dans leur Coupe du Monde en s'imposant 1-0 contre le Cameroun grâce à un but de Breel Embolo. Il a fallu ensuite faire face à l'incroyable Brésil. Malgré une très belle résistance, Casemiro a trouvé la faille à la 83ème minute pour faire tomber la Nati. Les Suisses ont donc dû passer par une petite finale contre la Serbie pour atteindre les huitièmes de finale. Ils ont montré tout leur caractère pour s'imposer sur le score de 3-2. 

Embolo-Fernandes : qui sera le plus fort ?

Le duel de ce match opposera les deux leaders offensifs de leur équipe. Breel Embolo, buteur à deux reprises dans la compétition et véritable dynamiteur de l'attaque suisse et Bruno Fernandes, aussi double buteur et fer de lance de son équipe. Si l'on pouvait penser que Cristiano Ronaldo serait le joueur clé de cette équipe portugaise, le leader technique se trouve un peu plus bas sur le terrain. Le milieu offensif de Manchester United s'entend parfaitement avec son rival de Manchester City Bernardo Silva, et leur duo créé des étincelles. Les deux joueurs ont montré contre l'Uruguay que le Portugal pouvait compter sur eux. De son côté, Breel Embolo est capable de rendre n'importe quelle situation offensive en occasion. Ses qualités de percussion et de finition impressionnent et font de lui le leader offensif de cette équipe suisse. Il a inscrit deux buts très importants contre le Cameroun et la Serbie, faisant de lui l'un des principaux artisans de la qualification en huitième de finale. 


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