Coupe du Monde 2018 : Le Mexique, l’attraction de ce Mondial

Reuters

Chaque édition ou presque possède son petit poucet surprise. Sans remonter trop loin, on peut citer la Corée du Sud en 2002, l’Ukraine en 2006, le Ghana en 2010, le Costa Rica en 2014… et le Mexique en 2018 ? Ces derniers, leaders du groupe F avec six points au compteur et deux succès sur l’Allemagne (0-1) et la Corée du Sud (1-2), sont presque qualifiés avant l’ultime journée face à la Suède. Et peuvent même se prendre à rêver d’un parcours étoilé, tout en mêlant élégance et efficacité. Le pied !

Une réussite qui part du milieu

Sur les deux premières journées de compétition, le Mexique est la formation la plus emballante de ce Mondial. Pleine de grinta et d’envie, l’équipe de Juan Carlos Osorio a démontré des qualités évidentes sur le plan technique et tactique. Organisé en 4-2-3-1, El Tri sait alterner football de possession et attaques verticales sans trop y perdre dans sa cohésion générale.

Le tandem de l’entrejeu Andrés Guardado - Hector Herrera, peu mis en avant par la presse dans les performances mexicaines, est pourtant le fer de lance du système d’Osorio. Les deux hommes déclenchent le pressing, organisent et orientent le jeu, soutiennent les attaquants. Un travail harassant effectué sur plus de 90 minutes, principal instigateur de la bonne forme du Mexique dans ce début de tournoi.

Le Big Tri 

Côté défense, le Mexique a plutôt bien tenu le coup lors de ses deux premières parties, avec un seul but encaissé, dans le temps additionnel face à la République de Corée. Guillermo Ocha continue de briller sous les couleurs de sa sélection avec 14 arrêts (sur 15 tirs cadrés) et la charnière Hector Moreno - Carlos Salcedo, très complice, est l’assurance de la bonne tenue défensive de la 15ème nation au classement FIFA. Enfin, devant, c’est ici que le Mexique émerveille depuis le début du Mondial.

Le duo Carlos Vela - Chicharito est létal sur attaque rapide et se trouve les yeux fermés dans les espaces. Et sur le côté gauche, la pépite de 22 ans Hirving Lozano (PSV Eindhoven) confirme qu’un grand avenir lui est prédit. Le résultat de ce cocktail détonant ? Un Big Tri capable de faire plier de nombreuses défenses et une certitude avant d’aborder la phase à élimination direct : le Mexique a su se mettre dans la poche les fans de tous bords. Un esthétisme dont certaines nations européennes feraient bien de s’inspirer.