Eliminatoires - Mondial 2022 : L'Allemagne de Flick bien pâle face au Liechtenstein

Reuters

Dans les jours précédents la rencontre, joueurs et commentateurs avaient parlé d'enthousiasme retrouvé, d'envie de reconquérir le public, et de philosophie de jeu attractive, avant cette série de trois matches de qualification pour le Mondial-2022.

Certes l'Allemagne revient en deuxième position du groupe J de qualification pour le Mondial-2022, à un point de l'Arménie, mais cette prestation contre la 189e nation du classement Fifa n'a guère reflété ses bonnes intentions. Et la différence avec les dernières saisons de l'ère Joachim Löw n'a pas sauté aux yeux.

Dans un match évidemment à sens unique -- le Liechtenstein ne comptait que quatre professionnels sur la pelouse --, les Allemands, trop lents dans leur jeu de combinaisons et manquant de percussion en dribble, ont mis plus de 40 minutes pour faire céder la muraille bleue.

Timo Werner, l'attaquant de Chelsea, a finalement ouvert le score en battant de près l'excellent gardien Beni Büchel (1-0, 41e), qui avait auparavant sauvé son camp à plusieurs reprises.

Leroy Sané a doublé la mise à la 77e minute, d'un tir croisé dans la surface après avoir éliminé un défenseur. 

Il faudra que la Mannschaft passe la vitesse supérieure pour atteindre l'objectif que la Fédération allemande a fixé à Hansi Flick: reconquérir le public, qui a boudé son équipe nationale depuis trois saisons et la piteuse élimination au premier tour du Mondial-2018 en Russie.

 

- Kimmich de retour au centre -

 

Face à un adversaire complètement recroquevillé derrière, la sélection de l'ancien coach du Bayern n'est en effet pas parvenue à mettre le rythme qui aurait pu déstabiliser l'organisation défensive adverse. 

Les joueurs de la principauté alpine, certes courageux, n'ont pas été véritablement provoqués, et leur belle organisation défensive n'a à aucun moment volé en éclats.

L'Allemagne s'impatientait pourtant de découvrir sa nouvelle "Mannschaft", après avoir tourné après l'Euro la page de 15 ans de règne de Joachim Löw.

Pour ses débuts, le sélectionneur avait tenté de marquer sa différence avec son prédécesseur dans sa composition, en abandonnant la défense à trois pour revenir à un classique 4-2-3-1. 

Pour sa dixième sélection, le Parisien Thilo Kehrer était pour la première fois titulaire en défense centrale, son poste préféré, aux côtés de Niklas Süle.

En milieu de terrain, Flick avait rendu à Joshua Kimmich sa place naturelle de pivot devant la défense. C'est à cette position qu'il avait fait de lui l'un des meilleurs numéro 6 du monde au Bayern durant deux saisons. Cantonné sur le flanc droit à l'Euro par Löw, Kimmich avait rongé son frein et n'avait pu donner la pleine mesure de son talent. Mais il n'a pas réussi jeudi à transmettre à ses coéquipiers l'esprit conquérant qui l'anime habituellement.

Dans les buts, le gardien d'Arsenal Bernd Leno assurait l'intérim de Manuel Neuer, ménagé en raison d'une douleur à la cheville, et qui devrait retrouver sa place dès dimanche contre l'Arménie.


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