Les Serbes attendent le Brésil de pied ferme

Reuters

Ce mercredi soir, ce sera le dénouement du groupe E de la Coupe du monde, avec deux tickets pour les huitièmes de finale à distribuer entre trois prétendants: le Brésil, la Suisse et la Serbie. De leur côté, les Aigles Blanc doivent tout mettre en oeuvre pour faire chuter la prestigieuse Seleçao s'ils ne veulent pas être renvoyés en vacances. Mais sur le papier, même si la troupe de Tite a connu deux premiers matches compliqués, contre la Nati (1-1) puis le Costa Rica (2-0), elle fait figure de favori incontournable. Comment croire en une qualification serbe ?

"Ca va se jouer au mental."

Kolarov

Du côté des principaux intéressés en tout cas, on fait passer le message que la motivation et l'envie sont bien là. Difficile de ne pas croire cette équipe de Serbie qui peut s'appuyer sur de réels talents (Sergej Milinkovic-Savic, Adem Ljajic, Nemanja Matic, Aleksandar Mitrovic) et de l'expérience (Branislav Ivanovic, Dusko Tosic, Aleksandar Kolarov). Mais les hommes de Mladen Krstajic se savent sur le papier inférieurs à leurs adversaires sud-américains du jour. Néanmoins, pas question pour autant de se préparer à jouer les simples sparring-partners. Capitaine Kolarov a fait passer le message, se réfugiant derrière des valeurs collectives, presque guerrières. "Ce sera un match difficile contre le Brésil, mais ça va se jouer au mental. Si on croit qu'on peut vraiment gagner, alors on le peut. C'est facile de dire qu'on va gagner, mais ce qui est important, c'est ce que vous êtes prêts à faire pour gagner", a précisé le joueur de l'AS Rome.

Une façon comme une autre de prévenir les Brésiliens: le combat sera rude sur la pelouse moscovite du Spartak. Les artistes de la Seleçao ne doivent pas s'attendre à être ménagés, et s'ils ne parviennent pas à se mettre rapidement à l'abri, ou à garder leur calme au coeur de la lutte, les Serbes pourraient alors prendre l'ascendant psychologique... Or, au Brésil, on n'a pas oublié que, sur les sept derniers matches livrés par la Seleçao contre des équipes européennes, seule un succès a été enregistré, pour deux revers et quatre nuls. Mais un point suffira aussi à Neymar et consorts pour filer en huitièmes.