CM 2018 : L'Allemagne ne vire pas Löw

Reuters

Lors du tirage au sort de la phase de poules de la Coupe du monde, personne n'avait osé imaginer la NationalMannschaft se faire sortir au sein d'un groupe où étaient également invités la Corée du Sud, la Suède et le Mexique. Finalement, les tenants du titre ont quitté le tournoi en terminant bon derniers de ce mini-championnat où ils n'auront réussi à inscrire que deux buts en trois rencontres, pour quatre encaissés et trois points engrangés. La malédiction des champions du monde, qui avait déjà frappé la France, l'Italie et l'Espagne, n'a donc pas épargné la grande Allemagne.

Au sortir d'un tel désastre sportif, le fusible Joachim Löw a forcément été pointé comme le principal responsable. Celui-ci n'avait d'ailleurs pas fui ses responsabilités après la défaite contre les Coréens (2-0), et expliqué qu'il allait prendre le temps de réfléchir à son avenir en compagnie des responsables de la fédération. Une semaine environ après le naufrage, la décision commune est tombée. D'une part Löw a décidé de rester et de repartir au combat, et d'autre part ses employeurs ont choisi de lui maintenir leur confiance. Prolongé en mai dernier, avant le début du tournoi, jusqu'en 2022, le technicien de 58 ans reste donc aux manettes.

Néanmoins, la prochaine campagne de qualification pour l'Euro 2020, et auparavant la Ligue des nations qui débutera à l'automne 2018, devrait permettre à celui qui est en poste depuis 2006 d'effectuer un premier grand ménage au sein des lauréats du Mondial 2014. Car si Joachim Löw reste, c'est pour être l'architecte d'un nouvel ouvrage, avec notamment la mise à l'écart programmée de nombreux joueurs pour faire place à une nouvelle vague qui portera tous les espoirs de la rédemption dans quatre ans au Qatar.