GP de Grande-Bretagne : La tenue de la course soutenue par Boris Johnson

Alors que la F1 fête ses 70 ans, le circuit où tout a commencé pourrait être retiré du calendrier. En effet, le gouvernement britannique a décidé de mettre en place à compter du 8 juin prochain une quarantaine d’une durée de quatorze jours pour toute personne souhaitant entrer sur le territoire du Royaume-Uni. Une mesure dont le but est de limiter l’importation de cas de Covid-19 alors que le pays a été durement touché par le coronavirus. Une des conséquences de cette décision, qui devrait être en place jusqu’à la fin du mois de juillet sauf ordre contraire ou exception, pourrait être l'impossibilité d'organiser le Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone. En contact avec les autorités britanniques, les dirigeants de la Formule 1 et de la FIA n’ont pas fait plier le ministre de la santé et plusieurs autres membres du cabinet, qui ont refusé tout net que le sport au sens large bénéficie de conditions préférentielles. Toutefois, la situation pourrait rapidement changer grâce à l’intervention d’un personnage central dans la politique britannique : Boris Johnson.

Boris Johnson entend changer la donne


En effet, selon une information du quotidien The Times, le Premier Ministre britannique a mis en avant l’idée de soutenir l’industrie du sport automobile, très implantée au Royaume-Uni avec sept des dix écuries qui ont leurs usines installées dans le pays. La Formule 1 a également mis en avant qu’organiser une ou deux courses sur le tracé de Silverstone permettrait de relancer durablement le championnat du monde et, ainsi, redonner de l’activité aux écuries. « Nous travaillons de manière constructive avec le gouvernement concernant une relance de la saison en toute sécurité, a confié un porte-parole de la F1 au magazine britannique Autosport. Ces discussions sont encore en cours. » Si ces efforts sont fructueux, Silverstone devrait accueillir la F1 les 26 juillet et 2 août pour deux courses qui feraient suite aux deux épreuves disputées sur le Red Bull Ring, en Autriche. Toutefois, le patron du circuit installé dans le Northamptonshire n’a pas fermé la porte à un décalage de ces courses à la fin du mois d’août afin d’éviter tout souci lié à une quarantaine obligatoire.