F1 : Vettel se complique la tâche

Il y a deux semaines à Montréal, Sebastian Vettel avait fait jeu égal avec son grand rival Lewis Hamilton, lequel n’avait eu le dernier mot qu’à la faveur d’une pénalité de cinq secondes infligée au pilote Ferrari. Sur un nouveau circuit typé moteur tel que le Paul-Ricard, un tracé technique faisant la part belle également aux pointes de vitesse – le point fort de la Scuderia cette saison – l’Allemand était susceptible de jouer encore les trouble-fête, pour contrarier l’hégémonie d’un team Mercedes crédité de sept victoires en sept courses jusqu’alors. C’est plutôt mal parti…

Déjà en retrait en essais libres, Sebastian Vettel est passé à côté de sa Q3 ce samedi au Castellet. Incapable de hausser le ton dans son dernier tour lancé tandis que la concurrence améliorait, l’intéressé a échoué au septième rang, en quatrième ligne, à 1"48 du poleman Lewis Hamilton, lequel a devancé son coéquipier Valtteri Bottas de près de trois dixièmes. Et à huit dixièmes de son jeune homologue Charles Leclerc, troisième plein d’espoir de cette séance de qualifications, à 646 millièmes du temps de référence. "On continue de travailler pour essayer de combler l’écart et à un moment donné, nous y arriverons", martelait à chaud le Monégasque sur l’antenne de Canal+.

Sebastian Vettel, lui, était évidemment plus résigné dans le verbe. "Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé. J’ai manqué de vitesse dans le dernier tour, je ne ressentais pas ma voiture comme d’habitude et je n’ai pas pu en tirer le meilleur durant cette séance." La contre-performance est telle pour le fer de lance de l’écurie de Maranello que les McLaren lui ont grillé la politesse, Lando Norris et Carlos Sainz trustant la troisième ligne au prix de belles qualifs. "Les McLaren ont montré un bon rythme depuis le début du week-end mais je pense que nous sommes plus rapides", dixit le quadruple champion du monde qui aura bien du mal néanmoins à briguer le podium dimanche.