F1 - Grosjean : « Quelle année de merde ! »

Promis au Top 10 avant que l'intervention de la voiture de sécurité ne vienne une fois de plus ruiner tous ses efforts, Romain Grosjean (33 ans) a finalement terminé le Grand Prix du Brésil hors des points (13eme), dimanche à Interlagos, avant-dernière manche de la saison du Championnat du Monde de F1. Le coup de massue de trop pour le pilote français, qui a laissé éclater toute sa frustration après la course sur Canal Plus. « J’essaie vraiment de ne pas dire de gros mots, mais quelle année de merde ! Il y a tout qui va mal. Honnêtement, je fais les courses de ma vie, j’étais ''comme ça'' [il serre les dents] du début à la fin, je n’arrivais même plus à respirer dans la voiture, à fond, à fond, à fond... On prend une satanée Safety Car au moment où il ne faut pas et les pneus, à 72°C dans le pneu avant droit au moment du restart, Sainz qui me pousse dans l’herbe comme un sale... C’est une année de misère... Honnêtement, on fait des miracles avec ce qu’on a. Quand on n’a pas de chance, on n’a pas de chance. On va voir ce que l'on peut faire pour l’an prochain », pestait un Grosjean au bord de la crise de nerfs et encore marqué par ce scénario cauchemardesque.

Grosjean : « L'une de mes meilleures courses »

« Ca allait vraiment bien jusqu'à la voiture de sécurité. Nous étions en passe de terminer dans les points, ce qui est incroyable en sachant ce que l'on a à notre disposition. Franchement, c'est l'une de mes meilleures courses, j'ai vraiment piloté à fond lors de chaque tour, à la limite. Mais lorsque la voiture de sécurité est intervenue, je savais que nous étions morts. La température des pneus a chuté, elle a perdu 40 degrés à l'avant droit et je savais que mon restart serait difficile. » Désormais 18eme au classement général pilotes, le natif de Genève (Suisse) aura la possibilité de terminer sur une bonne note à Abu Dhabi le 1er décembre prochain lors du dernier GP de la saison. A condition de ne pas être rattrapé par la malchance une nouvelle fois. Une poisse à laquelle Grosjean est abonné depuis le début de la saison. Lui parle davantage de malédiction. On peut le comprendre.