Euro (H) : Collet reconnait la supériorité de l’Espagne

Panoramic
Ce dimanche, Vincent Collet a décroché sa septième médaille internationale en tant que sélectionneur de l’équipe de France masculine de basket, la troisième en argent après les Jeux Olympiques 2021 et l’Euro 2011. Mais pour la sixième fois en six confrontations, le coach français a été battu par son homologue espagnol Sergio Scariolo. La Roja a dominé les Bleus sur le score de 88-76 en finale de l’Eurobasket à Berlin, et le sélectionneur français ne pouvait que reconnaitre la supériorité de l’adversaire après le match.
 

« L'Espagne a très bien joué, ils ont fait tout ce qu'ils comptaient faire, des choses qu'on avait anticipées mais qu'on n'a pas pu empêcher. On savait qu'ils seraient très agressifs contre Thomas (Heurtel) et Evan (Fournier). On savait qu'ils joueraient des possessions longues en attaque pour nous user et ils ont réussi : notre pression défensive n'était pas comme vendredi. On a attendu 17 minutes pour remettre cette pression. On ne s'est pas donné les armes pour changer le destin de ce match », a reconnu celui qui est aussi l'entraîneur de Boulogne-Levallois.

 

Les balles perdues, une constante pendant tout l'Euro


Vincent Collet estime que l'équipe d'Espagne a gagné grâce à son collectif et sa maturité, alors que la France a parfois balbutié son basket, à l'image du nombre bien trop important de balles perdues (19 en finale), qui aura été une constante durant tout l'Euro. « On est tombé sur une grande équipe. Au niveau où était Hernangomez (Juancho, 27 points, ndlr) ce soir, il a remplacé un des deux Gasol. Ils vont toujours trouver des joueurs et pour les battre, il faudra plus que ça. Ils ont des vrais bons joueurs. Leur façon de jouer en équipe explique le résultat. Ce n’est pas une question de courage, on s’est battu mais on n’a pas eu assez de maîtrise, de maturité. C’est la victoire de la maturité. (…) Le chiffre brut ne dit pas tout mais on perd les ballons parce qu’on n’est pas assez bon dans les fondamentaux, à la passe et dans le démarquage.

On manque aussi de mobilité sur certaines situations.  Il y avait un bouchon au milieu de la raquette. Dans la justesse, on a pris une leçon. On n’a pas compensé ces 19 pertes de balles par une agressivité forte de l’autre côté. On a joué avec nos valeurs, on s’est battu jusqu’au bout, il n’y a pas 1% à reprocher aux joueurs de ce côté-là. » Voilà des éléments sur lesquels s'appuyer pour la suite. Et la suite, ce sera d'abord la fin des qualifications au Mondial 2023 (il reste quatre matchs), puis la Coupe du Monde l'année prochaine (sauf catastrophe), et bien sûr les Jeux Olympiques de Paris 2024. Avec le retour de Nando de Colo et Nicolas Batum, absents exceptionnellement cette année, et en attendant l'arrivée de Victor Wembanyama et Joel Embiid ?


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