Le Portugal, c’est "fou" !

Premières victimes du Portugal lors de ce championnat d’Europe, les Bleus, battus 28-25 en ouverture d’une compétition rapidement quittée, étaient pourtant prévenus. "On s'y était préparé. On était averti. On savait que c'était un adversaire de taille, jamais on n'a pensé qu'on était largement supérieur au Portugal", avait ainsi reconnu Didier Dinart. Le sélectionneur tricolore n’avait donc pas oublié cette cuisante défaite face à ces mêmes Portugais, huit mois plus tôt à Guimaraes, en qualifications de l’Euro 2020 (33-27).

Un avertissement qui n’a donc pas suffi face à l’équipe surprise de la compétition. Car si les hommes de Paulo Pereira n’ont pu se frayer un chemin jusqu’aux demi-finales, qui mettront aux prises, vendredi à Stockholm, Espagnols et Slovènes puis Norvégiens et Croates, ils joueront la cinquième place le lendemain face à l’Allemagne, grâce à leur large victoire contre la Hongrie mercredi (34-26). Un succès qui leur offre le meilleur classement de leur histoire dans une compétition internationale ainsi un tout premier billet pour un tournoi de qualification olympique (TQO)…

"On va jouer un jour de plus, on est qualifié pour un TQO, notre rêve continue, savoure Rui Silva, interrogé par HandNews. C’est juste incroyable. On a fait un très bon tournoi, meilleur que tout le monde n’espérait. Mais on a cru en nous, on s’est battu et on a réussi. On a embêté les meilleures équipes, battu la France, battu la Suède chez elle, c’est assez fou quand on y pense." Les voilà donc désormais à quelques matchs d’une historique qualification pour les Jeux. Lors d’un TQO qu’ils pourraient disputer en France avec les Tricolores, si la Norvège ne remporte pas l’Euro. Des retrouvailles forcément redoutées par ces Bleus bien placés pour apprécier la reconstruction réussie du handball portugais, que partagent aussi les clubs et les sélections de jeunes.