Hand - Euro : France-Islande, pour déjà voir plus loin

Panoramic

Si les températures sont naturellement basses en cet hiver à Budapest, un autre coup de froid s'est abattu sur les Bleus vendredi. Quatre jours après l'isolement de Karl Konan, patron de la défense, c'est désormais le patron tout court, le sélectionneur Guillaume Gille qui manquera à l'appel pour la deuxième rencontre des Bleus dans ce tour principal, contre l'Islande. 

Depuis sa chambre d'hôtel, le Drômois a affirmé ne pas avoir de symptômes et transmettra "le flambeau" pendant au moins deux matches (l'Islande et le Monténégro lundi) à son adjoint Erick Mathé. "Je ne remplace pas Gino, il est là. On s'appelle tout le temps, on est en visio tout le temps" tempère le principal interessé. "Erick est rompu à la gestion des équipes pros", a de son côté aussi commenté Guillaume Gille, qui s'ajoute à une longue liste de joueurs et membres de staffs contaminés depuis le début de la compétition. "Je n'ai pas envie d’en faire étalage", a-t-il cependant déclaré en point presse, "j'ai juste envie de laisser le projecteur sur ce que l'on a accompli et sur ce qu'il nous reste à écrire."

Les Bleus poursuivent leur sans-faute

En se concentrant sur le sportif, force est alors de constater que tous les voyants sont au vert pour l'équipe de France. Avec une première victoire fracassante sur les Pays-Bas jeudi (34-24) et malgré quelques difficultés en première période, les Bleus sont déjà installés en tête du groupe I avec 4 points, à égalité avec l'autre grand favori le Danemark mais avec une différence de buts favorable (+15).

L'Islande affaiblie

En l'absence de Karl Konan, la défense composée une partie du match par la paire Ludovic Fabregas-Nicolas Tournat, s'est montrée plutôt solide. "Avec Nicolas Tournat on est peut-être la paire qui a le plus d'expérience dans cette équipe-là. On a été ensemble pendant les Jeux olympiques, il y a beaucoup de travail et d'envie de faire bien ensemble", analysait après la rencontre le pivot du FC Barcelone.

Autres grandes satisfactions, la nouvelle prestation XXL de Vincent Gérard, décisif au moment où les Néerlandais sont revenus en première période, ou encore l'apport d'Aymeric Minne (8 buts), qui dispute son premier Euro avec les Bleus.

Intraitables, les Français chercheront à l'être également face à des Islandais qu'ils connaissent bien pour les avoir affrontés déjà à 64 reprises, pour 39 victoires. Les médaillés d'argent olympiques en 2008, qui ont terminé en tête de leur groupe au tour préliminaire, n'ont cependant pas non plus été épargnés par le Covid. Six joueurs manquent déjà à l'appel, dont la star Aron Palmarsson, testée positive jeudi et qui a manqué la défaite des siens contre le Danemark (28-24).

"Ils sont dans une posture très compliquée et eux ont été durement frappés par le Covid. Il leur manque des grands noms. Par contre, leur équipe soit disant privée de leurs stars a tenu la dragée haute au Danemark durant quasiment toute la rencontre et a cédé dans les dernières minutes. Ça montre la référence à laquelle on doit se préparer", a averti Guillaume Gille, qui suivra donc la rencontre devant la télévision.

Leur sélectionneur a beau être temporairement à l'arrêt, les Bleus voudraient bien continuer à courir vers les demies.


>