La réponse des championnes

Une claque d’entrée de jeu, parfois, ça fait du bien. Surtout quand on s’appelle l’équipe de France féminine de handball. Un an après avoir décroché le titre mondial à la suite d’une défaite au premier match, tous les espoirs sont à nouveau permis pour les Bleues et leur Euro à domicile. Battues par la Russie jeudi en ouverture, les filles d’Olivier Krumbholz ont fait ce qu’il fallait mardi en tombant le Monténégro (25-20), deux jours après un succès déjà capital contre la Slovénie. Mais ce n’est pas tout.

En effet, la victoire de la Serbie contre le Danemark dans le même temps, dans le groupe A (30-25), offre le meilleur scénario possible aux Françaises. Car seule la Russie, lors du deuxième tour – ou tour principal – démarrera avec quatre points dans le groupe I. Le Danemark, la Serbie et la Suède compteront deux unités, comme la France (zéro point pour le Monténégro). Mardi soir, pour cette belle fin de parcours à Nancy, c’est une première période resplendissante - sans doute une des plus maîtrisées de l’histoire des Bleues - qui a fait la différence (16-9).

Krumbholz: "Une première période de rêve"

"C’était une première période de rêve, appuie Krumbholz sur beIN SPORTS. Encore une très, très grande Amandine Leynaud, une bonne défense, de la précision et du culot en attaque… Il y avait tout. Et puis ça s’est crispé en seconde période, il y a eu ce long moment où on doute, on n’est plus lucides… Mais il y a tout lieu d’être satisfait !" "La défense a été formidable, reprend Leynaud, effectivement magique en première période avec 50% d’arrêts (dont 2/4 sur les jets de sept mètres). Il fallait leur mettre la tête sous l’eau d’entrée. On est sur la bonne voie pour aller le plus loin possible."

Au cœur de la seconde période, les Bleues ont connu 12 minutes de disette, laissant le Monténégro revenir de 20-12 à 20-17. Heureusement, Estelle Nze Minko (meilleure buteuse à 7/7 au tir) puis Grace Zaadi ont retrouvé le chemin des filets deux fois de suite pour enterrer définitivement le Monténégro (22-17, 52e). Pour Krumbholz comme pour Leynaud et tous les autres, la tête est déjà au Danemark. Ce sera jeudi à Nantes pour entamer le deuxième tour, dans une ambiance qui s’annonce bouillante à la Halle XXL.