Euro Espoirs 2021 : La France, taillée pour le titre !

Panoramic

Bien sûr, on ne peut jurer de rien. Organisation exceptionnelle oblige - en raison de la Covid-19 - la pertinence de ce titre n'aura de sens que si les Bleuets se qualifient pour la « deuxième » phase de cet Euro, celle à élimination directe (du 31 mai au 5 juin). Pour l'heure, il s'agit déjà de sortir parmi les deux premières nations d'un groupe C sur le papier, abordable. Du 24 au 31 mars, les Tricolores rencontreront les Danois (ce jeudi, 21h), les Russes (ce dimanche, 21h) et les Islandais (mercredi 31, 21h). Lors de la révélation de la liste des 23, Sylvain Ripoll, le sélectionneur des Espoirs, s'est laissé aller à une confession : « en terme de potentiel, on est armés ». Difficile de lui donner tord mais difficile aussi de ne pas placer la barre des attentes à son maximum. Sur le papier, l'escouade française paraît monstrueuse, même après les forfaits de Moussa Diaby (Covid-19) et Houssem Aouar (alerte musculaire), respectivement remplacés par Armand Laurienté (FC Lorient) et Alexis Claude-Maurice (OGC Nice). Les Bleuets sont d'ailleurs ceux qui comptabilisent le plus de matchs professionnels parmi toutes les autres sélections.

Un effectif expérimenté et revanchard


Pour sa dixième participation à une phase finale d'un Euro, la France veut et doit marquer les esprits. Vainqueurs en 1988, finalistes en 2002 et quadruple demi-finalistes (en 1994, 1996, 2006 et 2019), les Bleuets incarnent cette superbe génération des moins de 21 ans. Si les autres nations (Italie, Allemagne, Espagne, Portugal, Angleterre) restent talentueuses, on présume tout de même d'un léger avantage du côté de l'effectif français. Parmi celui-ci et au regard du onze de départ probable, on trouve deux futurs membres de la défense française dans les années à venir (Jules Koundé, Wesley Fofana), deux milieux ayant déjà connus une sélection chez les A (Eduardo Camavinga, Mattéo Guendouzi) et une attaque assez prometteuse composée de Jonathan Ikoné, D'Odsonne Edouard et d'Amine Gouiri. On y trouve également une profondeur de banc intéressante avec des joueurs à fort potentiel et qui évoluent dans de grosses écuries. Seuls Aurélien Tchouaméni (Monaco) et Pierre Kalulu (Milan AC) découvrent les Espoirs. Bien entendu, rien n'est jamais joué d'avance. Le pedigree et la réputation d'une sélection n'ont jamais fait office de vérité absolue mais il semblerait dommage que l'aventure des Bleuets s'arrête à la fin de ce mois.

 

Le temps, un ennemi potentiel


Par le passé, les Espoirs ont souvent manqué le coche. Et ce, malgré la présence de grands joueurs, au sommet du football mondial. Mais il est acquis, pour rebondir sur les propos précédents, qu'une accumulation de talents dans un onze de départ ne signifiait pas pour autant une équipe plus forte. Que l'alchimie d'un groupe résultait davantage d'une addition d'éléments complémentaires que d'une superposition de stars. Cet adage s'est vérifié avec d'anciennes générations tricolores, pourtant étoilées sur le papier. Cette année, après s'être débarrassé de l'Azerbaïdjan, de la Géorgie, de la Suisse, du Liechtenstein et de la Slovaquie, le groupe de Sylvain Ripoll doit terminer une partie du travail en conditions réelles. Pour la victoire finale, qui interviendra lors de la phase à élimination directe (31 mai au 5 juin), tout peut se passer. D'abord parce que chaque sélection a la possibilité d'annoncer une liste de joueurs qui pourra être différente de la phase de groupes mais également parce qu'entre la première et la deuxième partie du tournoi, tous joueront avec leurs clubs respectifs avec les risques que cela comportent.

Équipe probable : Lafont - Dagba, W. Fofana, Koundé, Maoussa - Camavinga, Guendouzi (cap), B. Kamara - Ikoné ou Faivre, Edouard, Gouiri. Remplaçants, à choisir parmi : Meslier, Bertaud, Konaté, Kalulu, Truffert, Badiashile, Tchouaméni, Claude-Maurice, Soumaré, Kolo-Muani, Laurienté.

 

 


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