L'Allemagne craint les Bleus

Reuters

Joachim Löw a peur de l’équipe de France. Le sélectionneur allemand s’est exprimé lundi en conférence de presse, sa première apparition prise de parole depuis la qualification des Bleus contre l’Islande (et donc depuis que les Allemands connaissent leur adversaire en demi-finales): "Ils ont fait un très bon match face à l’Islande. Ils ont un excellent mental, ils jouent chez eux et ont acquis une sacrée dose de confiance. Et à Marseille, les supporters seront au top. Il y a une dynamique, une force qui se dégage."

Löw cite Olivier Giroud, Dimitri Payet, Antoine Griezmann, mais aussi les remplaçants Kingsley Coman – forcément scruté de près en Allemagne – et même Anthony Martial, qui n’a pourtant plus joué une seule seconde depuis sa première période catastrophique face à l’Albanie. Tous ces joueurs qui composent, pour le coach des champions du monde en titre, "une équipe très forte". "J’ai toujours dit que la France faisait partie des favoris de l’Euro 2016." Alors que les Bleus se présentent désormais face à lui, il va même plus loin.

Un contexte particulier à plus d'un titre

"Les Français sont peut-être les favoris de ce match, car ils jouent à la maison." D’après lui, la sélection de Didier Deschamps "joue un peu de la même façon que l’Italie, même si c’est un peu moins défensif car il y a Paul Pogba et Blaise Matuidi qui se projettent vers l’avant". Le contexte sera particulier à plus d’un titre, avant tout parce qu’il y aura un absent de taille dans chaque ligne: Mats Hummels, surtout, sera suspendu, tandis que Sami Khedira et Mario Gomez sont forfait sur blessure.

"Depuis 2014, vous avez évolué."

Joachim Löw

Et puis, il y a bien sûr ce quart de finale du Mondial 2014, remporté il y a deux ans au Brésil par la Mannschaft (1-0) sur un but de… Hummels: "C’était très dur comme match. Je me souviens d’une rencontre équilibrée, on avait marqué assez tôt et on avait bien défendu notre avance. Les Français avaient eu quelques occasions, par Benzema ou d’autres… Mais notre succès, à mon avis, ne comptera pas jeudi. Depuis 2014, vous avez évolué avec Didier Deschamps. Et puis, comme je l’ai déjà dit, ces histoires de bêtes noires, ça ne m’intéresse pas." Pourtant, malgré la qualification, l’Allemagne n’a toujours pas battu l’Italie dans un grand tournoi…


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