Espagne : le vrai favori de l’Euro 2016 ?

Panoramic

6ans. Cela fait maintenant 6 ans que l’Espagne règne plus ou moins sur le football européen et mondial. Certes l’Allemagne a perturbé l’hégémonie espagnole lors de sa victoire en 2014 au Brésil, mais l’impression qui se dégage du paysage footballistique international est bien que le foot est dominé principalement par les Espagnols. Les clubs n’échappent pas à cette tendance avec notamment 3 clubs sur 4 en demi-finale des coupes européennes. Alors pourquoi cela changerait en 2016 à l’occasion de l’Euro en France ?

Complètement dépassés en 2014, les Espagnols ont su faire leur révolution dans l’effectif. En réponse à la déroute inattendue brésilienne, des décisions fortes ont été prises par le coach Vicente Del Bosque. Exit Xavi Alonso, Xavi Hernandez, Fernando Torres, David Villa, Juan Mata. De très grands joueurs mais qui portent davantage le poids des ans que quelques années auparavant. Dans les cages, l’épineux problème du titulaire a été solutionné. Grace à l’intelligence de Casillas qui a su reconnaitre que De Gea lui était supérieur, le poste de dernier rempart est redevenu une force pour cette Seleccion. Enfin, le cas Diego Costa a été bien réglé par Del Bosque. Conscient que l’ancien joueur de l’Atletico n’arrivait pas à reproduire ses performances en club, le sélectionneur a décidé de ne pas poursuivre l’expérience qui s’apparentait à un flop.

Outre cette politique de renouvellement menée à bien, le niveau intrinsèque de cette sélection est encore l’un des tous meilleurs. Il suffit de regarder le onze possible pour comprendre que l’Espagne est le grandissime favori pour se succéder au palmarès des vainqueurs de l’Euro.

Le gardien, David de Gea est un des tous meilleurs portiers en circulation. La charnière centrale Ramos-Pique est l’une des plus complémentaires au monde. Les latéraux Bellerin ou Juanfran à droite et Jordi Alba à gauche font partie des références à leur poste. Le milieu de terrain regorge de joueurs extraordinaires : Iniesta, Fabregas, Busquets, Thiago Alcantara, Koke, David Silva. Tous ne joueront évidemment pas tous ensemble mais en voir trois voire quatre alignés d’entrée permet de situer largement cette équipe au niveau des véritables favoris de la compétition. Reste le chantier de l’attaque. On l’a déjà évoqué précédemment, la naturalisation de Diego Costa s’est apparentée à un échec. Il fallait donc trouver une autre formule. En sélectionnant Morata, Aduriz et Nolito, Del Bosque n’a pas cherché les noms les plus célèbres mais bien les plus efficaces avec une véritable marge de progression, exception faite avec l’ancien de Bilbao Aduriz qui a plus de 32 ans.

Si la cohérence de cette sélection n’est plus à prouver, il reste un paramètre impossible à maitriser avant un début de compétition : est-ce que cette équipe sera prête pour battre les grosses cylindrées européennes présentes dans le tournoi. Les références des joueurs offensifs à ce niveau de la compétition restent à ce jour bien maigres. Cependant, avec un véritable tacticien et meneur d’hommes comme Del Bosque, cette Espagne 2016 est parée et peut légitimement rêver d’un troisième sacre consécutif, ce qu’aucune équipe n’a jamais réalisé. L’histoire est à écrire. Pour un sélectionneur qui doit normalement se retirer définitivement après la compétition, ce serait un beau symbole de finir par une victoire finale à Saint Denis… là où il a remporté son premier titre de coach en finale de Ligue des Champions 2000.

@jajaye

 


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