France-Uruguay : 2012, la première de Deschamps

Panoramic

Un souvenir inoubliable. La dernière fois que l’Equipe de France a croisé le fer contre l’Uruguay, elle a composté son ticket pour les demi-finales de la Coupe du Monde 2018. Une victoire 2-0, synonyme de laissez-passer pour une fin de compétition magistrale. Avant cette rencontre, les Bleus avaient croisé la route de la Celeste à Montevideo en 2013 (défaite 1-0), et au Havre, un an auparavant, pour la première de Didier Deschamps. A quoi ressemblait d’ailleurs l’Equipe de France à cette époque ?

Une liste rafraîchie
 

8 juillet 2012. Didier Deschamps prend la succession de Laurent Blanc à la tête de l’Equipe de France. Knysna n’est pas loin et les Bleus restent sur une élimination en quarts de finale contre l’Espagne à l’Euro 2012. L’ex de l’OM débarque avec une mission, valider le billet de son groupe pour le Brésil, et la Coupe du Monde 2014. Pour préparer cette échéance, DD désire déjà redorer l’image de l’équipe : « Je souhaite ardemment que tout le monde ait une attitude et un comportement idéal. S'il y en a qui ne l'ont pas, ce n'est pas moi qui ne vais pas les prendre : ils se condamneront eux-mêmes. » Pour sa première contre l’Uruguay, il décide ainsi de se passer de M’Vila et Ben Arfa, dont le comportement n’avait pas été exemplaire lors de l’Euro. Suspendus, Nasri et Ménez ne sont logiquement pas appelés. Exit également les Malouda, Alou Diarra, Cabaye, Mexès et Rami.


Désireux d’insuffler un air frais dans son groupe, il convoque pour la première fois Jallet, Capoue, Yanga-Mbiwa et Varane, et rappelle Mavuba, cinq ans après sa dernière en Bleu. Face à la Celeste, un mois plus tard, Didier Deschamps aligne un 4-4-2 avec Lloris dans la cage, suppléé en défense par Evra, Debuchy, Sakho et Yanga-Mbiwa. Devant eux, il place Mavuba et Gonalons, qui connaît là sa première titularisation, avec Ribéry et Valbuena, deux éléments d’expérience du groupe, sur les côtés. En attaque, il décide de faire confiance à la paire Benzema-Giroud, alignés ensemble pour l’une des rares fois sous la houlette de la Dèche.

Une première oubliable
 

Au Stade Océane, les Bleus de Deschamps, qui n’avaient effectué que quelques séances d’entraînement ensemble, peinent à développer leur jeu. Sans Suarez ni Cavani, l’Uruguay ne parvient pas à trouver la faille. La rencontre accouche ainsi d’un 0-0 assez terne. Au Havre, l’Equipe de France rentre sous les sifflets des spectateurs. « C'était magnifique, je me le rappelle comme si c'était hier, racontait Didier Deschamps en conférence de presse la semaine dernière, dans des propos rapportés par L’Equipe. On se souvient toujours de la première, même quand elle n'est pas terrible, vous aviez été très gentils tous avec moi. Je me suis amusé, avec mon staff, à regarder la liste des 23 de l'époque. Il y en a peu aujourd'hui. Ont suivi des périodes plus ou moins faciles qui ont abouti à cet été. »

Après cette première oubliable, Didier Deschamps a guidé les Bleus à la victoire contre la Finlande (1-0) et contre la Biélorussie (3-1). La mentalité de la gagne, chère au sélectionneur, commençait à être intégrée par son groupe.

2012-2018, que reste-t-il ?
 

Six ans après cette première contre l’Uruguay, l’Equipe de France s’apprête à retrouver la Celeste en match amical. Si Didier Deschamps est encore présent, ce n’est pas le cas de tous les joueurs de l’époque. Bien au contraire. Seuls six des 22 convoqués en 2012 seront présents ce mardi soir au Stade de France. Le capitaine, Hugo Lloris, qui a déjà affronté l’Uruguay à quatre reprises dans sa carrière, sans le moindre but encaissé, Mamadou Sakho, Olivier Giroud, et les remplaçants de l’époque, Steve Mandanda, Raphaël Varane et Blaise Matuidi.


Six ans après, Didier Deschamps se souviendra certainement de cette première, au moment d’affronter l’Uruguay au Stade de France. Il s’en souviendra comme un souvenir presque oubliable, tant le chemin parcouru depuis a été long et ponctué de succès.