Equipe de France : Les gagnants et les perdants

Reuters

Les gagnants

S’il avait été moins en vue face au Portugal, Adrien Rabiot a réussi l'un de ses meilleurs matchs en équipe de France mercredi en Croatie. Mordant à la récupération, il a fait étalage de sa technique et de sa science du jeu, et régulièrement cassé les lignes. Il a marqué des points à Zagreb, malgré un duel perdu contre Modric sur l’action du but croate. Titularisé au Stade de France contre les Portugais, son ancien coéquipier parisien Presnel Kimpembe avait lui été très performant, contrôlant parfaitement Cristiano Ronaldo et consorts. Un match référence pour le défenseur du PSG, en concurrence avec un Clément Lenglet qui a parfois manqué de caractère en Croatie. Après avoir laissé sa place à Steve Mandanda, puis à Mike Maignan, contre l’Ukraine, Hugo Lloris a retrouvé ses buts lors des deux matchs suivants. Le capitaine tricolore, qui n’est pas toujours le plus à l’aise dans le jeu au pied, a réussi des arrêts déterminants, que ce soit contre Ronaldo ou face à Pasalic trois jours plus tard.

Et si Didier Deschamps a tancé Eduardo Camavinga sur l’égalisation croate, juste après son entrée, le jeune Rennais (17 ans et 11 mois) était devenu contre l’Ukraine, d’un joli retourné, le plus jeune buteur des Bleus depuis 1914. Mentions également pour les arrières gauches, avec un Lucas Digne tranchant lors du premier match et encore décisif au troisième, alors que Lucas Hernandez s’est lui montré très costaud contre le Portugal. Enfin, Olivier Giroud, en difficulté face aux hommes de Fernando Santos, avait tout de même inscrit contre l’Ukraine son 42e but pour sa 100e sélection. Ses partenaires offensifs, Antoine Griezmann et Kylian Mbappé, loin d’être toujours transcendants dans le jeu, notamment contre les champions d’Europe, ont réussi à marquer lors des autres matchs. Des joueurs cadres qui n’ont pas dû perdre de points dans l’esprit du sélectionneur, tout comme Paul Pogba, auteur d’une bonne entrée en Croatie et avant-passeur décisif sur le but vainqueur.

Les perdants

Titulaire contre l’Ukraine puis en Croatie, Anthony Martial, malgré de bonnes intentions, a déçu. Il a pourtant réussi quelques beaux enchaînements, et provoqué beaucoup de fautes. Il aurait d’ailleurs mérité d’obtenir un penalty mercredi soir. Et de compter une passe décisive si Kylian Mbappé n’avait pas inexplicablement manqué le cadre sur son offrande à Zagreb. Mais il n’a donc pas réussi à se montrer décisif. Aligné d’entrée face aux Ukrainiens, Dayot Upamecano était attendu au tournant après deux premières sélections hésitantes au sein d’une défense à trois, même s’il avait marqué lors du match aller contre les Croates le mois dernier. Le jeune défenseur du RB Leipzig n’a pas franchement rassuré, au contraire, que ce soit à la relance ou au marquage, et il peine à reproduire ses prestations en club.

Que ce soit face à l’Ukraine ou en Croatie, Steve Nzonzi a rendu deux copies très neutres. Aligné devant la défense, le milieu de terrain rennais doit faire (beaucoup) plus dans ce secteur très concurrentiel, même s’il possède un profil de sentinelle à part. Au contraire de leurs pendants à gauche, les arrières droits ne se sont eux pas toujours mis en valeur. Benjamin Pavard a été solide et mobile contre l’Ukraine, mais a très peu apporté offensivement face au Portugal. Et en Croatie, c’est Ferland Mendy, un arrière gauche, qui a été aligné, et est apparu moins à l’aise défensivement.
 

Deschamps fait le bilan :